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Le monde des campagnes en Europe du XIème au XIIIème siècle

Par   •  27 Février 2018  •  1 175 Mots (5 Pages)  •  87 Vues

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triennal : la première année, on cultive les céréales d’hiver, la deuxième année, les céréales de printemps et la troisième année, la jachère, où on laisse reposer le sol.

Ils cultivent des graines telles que l’épeautre, le mil, le millet, des céréales telles que l’avoine, l’orge, le seigle et le froment. On trouve aussi des vergers de poires, de coings, des noix, des mûres et des pêches. Ils cueillent également des fruits des bois comme les baies, les groseilles et les framboises.

Grâce aux nouveaux progrès technologiques, les paysans ont de meilleurs outils qui permettent une agriculture plus productive et moins laborieuse. Beaucoup de ces instruments comme la charrue et la serpette étaient encore utilisés dans le courant du XXème. Ils utilisent aussi la faux pour couper le blé, la faucille pour l’herbe ou encore la hache pour le bois.

Lorsqu’il y a des surplus, les paysans les vendent dans les foires, dans lesquelles les échangent monétaires s’intensifient à cette époque du haut Moyen Age. La quantité de ces surplus dépend évidemment du climat qui affecte énormément l’agriculture. En effet, si les conditions métrologiques sont déplorables, il y a le risque d’avoir des mauvaises récoltes, ce qui soumet les paysans à la famine et donc à la mort. De grandes épidémies frappent également le monde paysan et son cheptel. Enfin, lors de nombreuses guerres entre les seigneurs, les territoires subissent des ravages, détruisant souvent les récoltes et les villages.

Au Moyen Age, la plupart des paysans travaillent sur les terres d’un seigneur. Les paysans sont complètement dépendants de leur seigneur, surtout si ce sont des serfs, c’est-à-dire des hommes privés de droits et de leurs biens qui sont attachés à leur maître. La pauvreté est souvent omniprésente dans le monde paysan qui doit vivre dans la misère.

La seigneurie est la base territoriale du monde rural au. Elle permet d’organiser la vie sociale et l’exploitation agricole, encadrant la communauté villageoise. Le seigneur possède des richesses matérielles sous la forme de terres qu’il laisse exploiter par des paysans, c’est ce qu’on appelle la tenure. La réserve est la partie des terres que le seigneur garde pour lui. Les terres sans seigneur, appelées les alleux, diminuent au profit de celles dirigées par un maître. Le droit laissé aux paysans d’exploiter la tenure s’échange contre des services et des rentes. Certes, les paysans sont protégés par leur seigneur, mais à un prix : les paysans doivent faire les corvées physiques telles que rentrer du bois, curer les fossés ou empierrer les chemins. Le seigneur a le droit de les juger, de les punir et d’exiger des taxes et des jours de travail à la communauté vivant sur ses terres. Ils doivent aussi payer les redevances comme la taille, les aides, le cens et le champart, ainsi que les banalités pour pouvoir utiliser le moulin, le four ou le pressoir. Les serfs doivent payer des impôts spéciaux comme la mainmorte ou le formariage. Cette dépendance engendre des tensions sociales, mais il y a peu de révoltes, par crainte des représailles.

La vie des paysans est dure à la fois mentalement et physiquement. Ils ont pourtant joué un rôle important dans le développement de l’agriculture moderne, et plus généralement, ils ont permis de construire la base de notre civilisation. On oublie parfois leur courage, leur persévérance et leur solidité face aux épreuves que la vie ingrate leur réserve.

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