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La musique et l’espace sonore de Barry Lyndon et 2001 : l'Odyssée de l'espace

Par   •  27 Octobre 2018  •  Commentaire d'oeuvre  •  1 921 Mots (8 Pages)  •  509 Vues

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Culture et documentation du cinéma

La musique et l’espace sonore de Barry Lyndon et 2001 :l'Odyssée de l'espace

La musique et l’espace sonore sont des composantes primordiales dans tous les films.  Utilisés essentiellement pour diriger, informer et donner un sentiment désiré au spectateur pour ainsi refléter la trame. Mais chez Kubrick possède une importance plus élevée puisqu’il préférait d’éviter les mots là où il était possible et de laisser place à l’image et le son.

Il a été hautement critiqué pour ce choix principalement dans les films de Barry Lyndon et 2001: l'Odyssée de l'espace. La presse spécialisée, classifiait Barry comme film sans dialogue et musical de même manier  2001 comme film sans message, un des critiques formulé que l’embryon accompagné de la musique de Zarathoustra faisait seulement de l’exaltation et pas de la beauté et que la musique classique correspondait au cinéma muet, postérieurement la presse jusqu’à date a peut mieux comprendre les procèdes de Kubrick (Eisenschitz 1969, p. 56). Dans ce texte on parlera et comparera ces deux films de Stanley Kubrick en abordant le thème de la musique et son, à la sortie des films et après la mort du réalisateur.

Barry Lyndon, à sa sortie 

Pour ce film, à différence de la plus part de ses outres ouvres, Kubrick a décidé de choisir la musique d'époque et non une partition originale pour donner de l’authenticité à son film. Comme lui est bien caractéristique, Kubrick cherche toujours à s’approcher le plus possible de la réalité, comme Robert Benayoun explique dans son article Et Kubrick remonte le temps…

«L’ambition de Kubrick est toujours aussi immense : c’est un siècle entier qu’il épingle comme un beau papillon délétère. Des bibliothèques entiers, des musées et des architectures de tous pays ont été digérés pour cette guerre de Sept Ans. De l’Irlande a l’Allemagne, qu’il distancie par un musique traditionnelle aux résonances presque orientales.»

Pour réussir ce réalisme Kubrick utilise des compositions de  Jean-Sébastien et Bach comme folklore irlandais, Mozart, Vivaldi, Schubert comme[a] répertoire militaire britannique, Haendel et Frédérique II. Ces musiciens n’appartient pas tous au XVIII siècle mais Kubrick décide qu’il doit s’avancer quelques années pour obtenir les émotions désires tout en gardant un style classique de l’époque. Ce choix va concorder parfaitement avec le film de tel façon que la plus part des critiques ont souligné d’emblée l’opportunité de la sélection musicale de Barry Lyndon et ont qualifié la construction musicale d’aussi rigoureuse qu’une partition originale. Cette pertinence musicale se fondre parfaitement avec le caractère  picturale du film de telle manière qui diffuse au spectateur le sentiment de visiter la Tate Gallery de Londres. Elle joue principalement deux rôles : «musique synchrone, intérieur a l’image, et musique-commentaire» (Porcile 1976, p. 13).

2001: l'Odyssée de l'espace, à sa sortie 

Pour ce film Kubrick utilise pour la première fois de la musique classique.  La composition originale prévue, à charge d’Alex North,  a pris du retard et Kubrick a dû utiliser de la musique classique pour le pré-montage. Par la suite Kubrick préfère de garder la musique utilisé pour le pré-montage dans la version finale. Même si sa compagnie (MGM) voulait imposer la musique d’Alex North, Kubrick parvient à conserver son choix où il utilise des grands succès comme Le beau Danube bleu de Johann Strauss II, Zarathoustra de Richard Strauss, György Ligeti entres autres, ce choix va faire beaucoup parler parce que de manier contradictoire un film futuriste utilise pas un musique futuriste, comme Canby Vincent explique dans son texte 2001 : l'Odyssée de l'espace « Paradoxalement, 2001 ouvre cinématographique résolument oriente vers l’avenir, ne comporte pas de musique original, mais emprunte seulement cinq thèmes principaux au répertoire classique». Dans ce film la musique et les effets sonores prennent un format différente et d’une telle importance puisqu’ils  prennent  place dans la structure narrative et spéculatrice du film plus que le dialogue même et par conséquent une révolution entre la manier d’utiliser la musique et l’image dans le domaine de la science-fiction, par exemple dans les effets sonores comme Canby Vincent explique dans son texte 2001 :

« L’Odyssée de l'espace « il est importante de noter l’accent monocorde de la voix de Hal faisant ressortir à merveille l’aspect programmé  […] le point culminant est atteint au moment de la déconnection de Hal […] l’affaiblissement progressif de l’intelligence de la machine, puis le dérèglement de son cerveau envahi par des souvenir sonores élémentaires».

Aussi le film utilise la musique d’identification comme par exemple la musique Requiem, qui a un aspect sacré, surgi chaque fois que le spectateur aperçoive le monolithe, mais la musique qu’a suscitée plus les commentaires est celui-là de Le beau Danube bleu quand on voit le carrousel des engins spatiaux.

Comparaison entre le deux film à sa sortie 

Dans le deux cas le choix de la musique classique a été le point de la critique puisque dans le film 2001 les spectateurs s’attendent à écouter de la musque futuriste et dans le cas de Barry Lyndon le point de départ de la critique étaient les choix des certains artistes que n’appartiennent pas au XVIII siècle mais aussi primordialement le fait que Kubrick n’aie pas décidé de créer une partition pour les deux films. Mais par contre et comme Kubrick la dit il a décidé de tricher de quelques années pour donner le sentiment voulu et quelques auteurs des critiques comme François Forestier on peut remarquer le beau coté du trichage, et il exprime dans son article« Kubrick au XVIII» :

«La splendeur de Barry Lyndon n’a d’équivalent que dans l’ouvre même de l’auteur. Pendant qu’il offre à l’œil une fête somptueuse, Kubrick se permet une ironie décelable à l’oreille : la musique traditionnelle de Women of Ireland ponctue le déniaisage de Barry, la Sarabande de Händel devient une marche mortuaire».

Mais pas toutes les critiques l’ont pris de la même manière puisqu’ils cataloguent le film d’ennuyeux et réclament à Kubrick de tuer tous les moments possibles d’action pas seulement avec le montage mais aussi avec les ajustements de certains morceaux de musique en le jouant plus lentement.

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