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Le langage de l’architecture - John Summerson

Par   •  26 Octobre 2017  •  1 612 Mots (7 Pages)  •  140 Vues

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Kaufmann ne veut pas nous dire que Ledoux est influencer Le Corbusier, mais que ses idées furent partagées par un grand nombre d’architectes de la générations suivantes, comme Karl Friedrich Schinkel. Summerson oppose d’ailleurs l’Altes Museum de Schinkel avec le British Museum qui, tout en colonnades, manque de subtilités. Cependant les ordres restent présents chez Ledoux et Schinkel : ils contrôlent l’ensemble. Il faut donc encore franchir un seuil de plus d’un siècle avant d’aboutir à l’architecture moderne.Car en effet le XIXe siècle s’intéresse styles historiques, faisant renaitre les langage classique de Rome, de la Grèce mais aussi de toutes les étapes qui leurs sont contigües. Ainsi certains monuments comme l’Ashmolean Museum d’Oxford de C.R. Cockerell ou l’Opéra de Paris de Charles Garnier regroupe un étonnant mélange de styles.

Cependant la théorie de Laugier évolue en France, et la fascination pour l’Antiquité classique se reporte sur le Moyen-Age, le mouvement Gothique et sa rationalité. Eugène Viollet-le-Duc fut l’un de ceux qui chercha à démontrer le plus cette rationalité puis à prôner l’utilisation moderne du fer et du verre. Ce qui arriva maladroitement avec l’Art nouveau expérimental dans les années 1890. Mais la réponse concrète vient, non pas de l’esprit gothique, mais de la tradition classique.

Aussi le Mouvement Moderne trouve ses pionniers en la personne de Peter Behrens (1868 – 1940 et d’Auguste Perret (1873 – 1954). Behrens signe le renouveau de l’artisanat en Allemagne au début du XXe siècle, avec des réalisation néo-classique typique de l’esprit de son temps à ceci près qu’il composa avec le matériau en vogue de l’époque : l’acier. Summerson nous décrit donc la Turbinenhalle de la société A.E.G., nous menant à la présentation de Walter Gropius, élève de Behrens qui s’attache l’esthétisme et à la symétrie classique en s’éloignant du néo-classicisme. Perret lui ne revient pas au néo-classicisme, et la comparaison que Summerson fait de son Dépôt de constructions navales avec l’Opéra de Paris, montre qu’il joue sur un relief et une variété de rythmes, sans ornements, menant à une architecture construite en terme d’ordres. On a donc deux interprétations, détachées d’un ordre spécifique, mais rattachée aux rythmes et à la disposition générale de l’architecture classique: l’une en fonction de l’acier, l’autre en fonction du béton. L’influence de Perret se fait sentir jusque dans les années 20 et l’arrivée de Le Corbusier (1887 - 1965) et de son esprit inventif mais aussi classique.

Celui-ci à travailler aussi bien pour Perret que pour Behrens, puis participe au mouvement puriste. Il laisse libre cours à l’expression du langage industriel, mais le contrôle grâce à des « tracés régulateurs » qui caractérisait la Renaissance. Ce sont des rapports mathématiques que l’on retrouve partout dans le bâtiment, et qui régissent ses proportions. Summerson pense que ce système ne s’éloigne pas de l’idée des ordres.

Le Corbusier exprime alors sa théorie du Modulor, « système de notation spatiale fondée sur un strict principe géométrique et constituant une « gamme » de dimensions. ». Ce système permettrait, entre autre, de résoudre des contraintes de standardisation dans le domaine industriel. Mais son influence déclinante laisse à penser, pour Summerson, que ce système est propre à la réflexion de son auteur.

Ainsi Summerson conclu : Qu’est-il arrivé du langage classique ? Le rejet de tout ornement par la moderniste aurait-il été assez puissant pour étouffer ce langage ? Le bâtiment moderne ne devait séduire que par sa disposition harmonieuse simple et fonctionnelle. Mais ce détachement conduit le grand public à la trouver morne et inintéressante.

Cependant on ne peut ignorer que cette architecture fut libératrice, questionnant la valeur de l’ornement, la présence du langage classique dans le discours moderne, ainsi que ça valeur comme véhicule social. Mais la compréhension du langage classique reste l’un des éléments clé de la pensée architecturale.

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