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Les derniers témoins du Vél d'Hiv

Par   •  30 Juillet 2021  •  Résumé  •  1 133 Mots (5 Pages)  •  56 Vues

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Le Vélodrome d’Hiver – Les derniers témoins

À Paris, 13152 juifs ont été arrêtés par la police de Vichy le 16 et le 17 juillet 1942. Presque 9000, dont 4000 enfants, ont été enfermés au Vélodrome d’Hiver. Beaucoup de femme set d’enfants sans eau sont restés pendant des jours dans des conditions les plus abjectes qu’on puisse imaginer.

Au départ il n’y avait que des listes de déportation et, pendant 25 ans, on a travaillé pour rendre à chaque enfant son identité à travers de milliers de photos. Derrière chaque nom il y avait une vie, une famille, et tout cela a été brisé par la rage anti-juive.

Pendant l’été 1942 Paris est occupé par les allemands qui ordonnent au gouvernement français la livraison de 22 mille juifs, dans le sombre dessein de les exterminer. La circulaire 173 du 13 juillet 1942 de la Préfecture de Police s’adresse aux commissaires et illustre parfaitement la mécanique administrative et l’obéissance complice des autorités françaises: constituer des équipes d’arrestation, envoyer les juifs en bus au camp de Drancy ou au Vel d’Hiv.

Le témoignage de Rachel Jedinak

« À l’aube du 16 juillet, entre 4 h et 6 h du matin, les policiers sont venus prendre les femmes et les enfants juifs. Ma mère nous avait cachées la veille au soir chez nos grands-parents paternels où nous pensions en sécurité, ma sœur et moi ; et là, des coups violents frappés dans la porte, des policiers en uniforme et en civil nous disent : « Allez, les enfants, habillez-vous vite ! Vous allez rejoindre votre mère », et en chemin il y en a un qui nous dit d’un air goguenard : « Vous pouvez remercier votre concierge, c’est elle qui nous a dit où vous étiez ! ».

Ce 16 juillet 1942, comme des centaines d’habitants du XXième arrondissement, Rachel Jedinak, ainsi que sa mère et sa sœur, sont emmenées au centre de rassemblement « La Bellevilloise ». La mère enjoint aux deux fillettes de s’enfuir. « Quand on a 8 ans comme moi, qu’on voit des hommes en armes, la peur se lit sur le visage, l’angoisse. Je n’ai pas voulu lâcher ma mère, j’ai hurlé « Je ne vais pas te quitter ! ». Alors, elle a fait quelque chose qui m’était difficile auparavant de raconter : elle m’a giflée violemment, la seule gifle de ma vie. C’est plus tard que j’ai compris que cette gifle m’a sauvé la vie. Les deux policiers qui étaient devant l’issue de secours nous regardaient et un moment ont tourné la tête pour ne pas nous voir sortir. Vous voyez la différence d’attitude des policiers qui ont fait du zèle, qui sont venus nous chercher chez nos grands-parents, alors qu’ils auraient très bien pu dire « On n’a pas trouvé les enfants au foyer », mais ils ont fait du zèle, alors que ces deux jeunes policiers devant la porte n’étaient pas d’accord avec ce qui se passait ».

Le témoignage de Serge Klarsfeld

« La presse n’a pas parlé de la rafle du Vel d’Hiv, il n’y a pas eu de mentions, à l’exception d’une photo prise du haut où on voit les bus et les gens qui attendent et derrière la photo il y a le cachet « interdiction de publier cette photo ».

Serge Klarsfeld et son épouse Béate ont consacré toute leur vie à la poursuite des criminels nazis et à la recherche de preuves accablant les responsables français. « La rafle du Vel d’Hiv c’est non seulement la décision, l’exécution de la rafle, mais le destin de milliers d’enfants ; c’est un événement prodigieusement tragique de l’histoire de France où le chef de l’État qui est un maréchal de France, qui est l’homme le plus glorieux de toute la France, célébré dans le monde entier, ou un Président du Conseil, Premier Ministre Pierre Laval qui a été trois fois premier ministre, prennent la décision de livrer des milliers d’enfants aux allemands au nom de la France, C’est ça le fond du problème et ça on ne peut pas l’effacer, ça a été fait ».

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