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La société francaise à l'épreuve de la guerre

Par   •  8 Décembre 2018  •  2 534 Mots (11 Pages)  •  28 Vues

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En plus d’une évolution du statut de la femme, les guerres sont à l’origine d’une importante part de l’immigration.

Du fait de son handicap démographique, la politique migratoire, à la suite de la Première Guerre mondiale va s’avérer beaucoup plus active. La main d’œuvre féminine ne suffisant pas, l’Etat crée un service d’immigration pour combler les manques. Des hommes d’autres pays immigrent en France, 150 000 mains étrangères viennent ainsi en aide au pays. Les colonies représentent également une grande part des vagues d’immigration. Le ministère des colonies envoya plus de 230 000 hommes marocain, tunisiens, en hexagone. A la fin de la guerre, ces populations sont renvoyées chez elles. Des entreprises privées, pour remplacer leurs effectifs morts aux tranchées, font appel à des travailleurs étrangers. Ainsi des polonais, italiens, s’installent, cela est particulièrement le cas dans le milieu minier du nord de la France, mais également dans les milieux ruraux. La France devient une véritable terre d’asile, grâce à son attractivité et à son modèle politique rayonnant. De ce fait, la France est en 1920, le premier pays d’immigration au monde. En 1931, les étrangers représentent 7% de la population du pays. Les bombardements de 1939-1945 ont dévastés les villes et villages. Une période de reconstruction s’en suit alors. Le 2 novembre 1945, un office National de l’Immigration est crée pour gérer le recrutement des nouveaux travailleurs. Ayant pour but, en plus du réaménagement, la visée d’entretenir la croissance des Trente Glorieuses. Successivement la guerre d’Algérie, doubla le nombre d’immigrés vers la France, du fait d’un fort taux de chômage. Le choc colonial, à cause de la déclaration de l’Algérie indépendante le 5 juillet 1962, entraina une vague d’immigration. Plus d’un million de « pieds-noirs », des colons européens, regagne l’hexagone.

Si la société a vraisemblablement subit de profonds changements à cause de la guerre, ce changement d’équilibre s’explique également par les mutations économiques qu’a connu le pays, passant de l’économie de guerre, à la nationalisation, s’en suivant de périodes prospères.

En période d’hostilité, l’Etat n’hésite pas intervenir dans l’économie du pays pour la réguler, celle-ci étant profondément perturbée. Effectivement, la Première guerre mondiale, impacta les principales sources de croissance du pays. 13 régions sont envahit par l’ennemi allemand, ce sont par conséquent toutes les industries qui sont atteintes. Par exemple, Le Creusot, considéré comme une mine d’or noire en France perdra un tiers de sa main d’œuvre. De même que pour la guerre qui la suivit, le transport des marchandises est également perturbé. Chemins de fer, navires, servent dès lors à transporter des hommes plutôt que des biens. L’objectif de l’économie de guerre n’est plus le même qu’en période de paix. Faire du profit ne représente pas la priorité, qui est plutôt de tout mettre en œuvre pour gagner les affrontements. Un modèle capitalistique est préférablement adopté par la France, plus adapté aux évènements qu’un libéral. Le capitalisme investi dans des moyens de production. Cet investissement permet, notamment la création de biens et d’outillages de guerre. L’Etat français s’inspire de la théorie keynésienne est pratique une politique de « régulation conjoncturel. Pour chaque période exceptionnelle, tel que ces deux guerres mondiales, L’Etat prévoit des mesures tout aussi exceptionnelles. L’Etat intervient donc dans la répartition des objectifs liés à la défense, à la fixation et l’harmonisation des prix, ou encore dans le domaine de l’exportation, ayant la main mise sur les moyens de transport. Ainsi il devient l’acteur principal de l’économie du pays

Lors de la seconde guerre mondiale, cette intervention de l’Etat, s’exprime par la volonté de nationalisation de certaines entreprises privées. Pour faire face la guerre, une première vague de nationalisation s’entreprend sur des entreprises dont la France nécessite pour lutter. Ainsi des sociétés d’armement, de transport ou encore la Banque de France sont nationalisées. Une première vague annonciatrice d’une longue série. En 1942, lors d’un discours à Londres, Charles de Gaulle affirme sa volonté de nationaliser différents secteurs de l’économie française. La nationalisation consiste a transféré une entreprise du secteur privée vers le secteur public. A la tête du gouvernement provisoire de la libération de juin 1942, de Gaulle met rapidement en place ses idées. Soupçonnant certaines entreprises d’avoir travaillées pour l’ennemi durant la guerre, une vague de nationalisation se déclenche en 1944. Ainsi de grandes entreprises, qui furent durant la guerre indispensable, se voient nationalisées. Cela est le cas pour la firme Renault, en janvier 1945, anciennement anonyme, elle est à partir de cette datte considérer comme « régie nationale ». Une deuxième vagues, atteint cette fois les sociétés bancaires tel que le Crédit Lyonnais, la Banque Nationale, la Société Générale. La IVème République déclaré le 27 octobre 1946 accorde de l’importance à ce phénomène de nationalisation. Cet accent est perceptible dans son préambule « tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité».

Les guerres ont donc marqué le système économique. Des changements ayant permis une plus grande puissance économique, mais qui ont également permis d’aboutir a des périodes de prospérité économique. A la suite des économies de guerre, des périodes tel que les Années Folles (1920-1929), ou les Trente Glorieuse (1945-1970) s’en suivent, témoignant d’un faste économique. Mais les crises ne sont guères qu’économique, des changements politiques naissent également des guerres : de nouveaux régimes, le secours d’hommes providentiels, jusqu’à la rédaction d’une nouvelle constitution.

L’armistice du 22 juin 1940 permet à un nouveau régime de voir le jour. La modification de la constitution le 11 juillet 1940 crée : un régime totalitaire, dont Pétain est à la tête. Installé à Vichy, « l’Etat français » veut un assainissement politique, social et moral de la nation. Mettant fin à l a IIIème République, il remplace la devise « liberté, égalité, fraternité » par la devise « travail, famille, patrie ». Collaborant avec l’envahisseur, il se base sur des idéologies nationalistes, xénophobe, antisémites. Ainsi des actions

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