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Les Etats-Unis de 1918 à nos jours

Par   •  13 Novembre 2017  •  3 502 Mots (15 Pages)  •  138 Vues

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Dès août 1941 les Présidents Roosevelt et Churchill avaient signé au large de Terre Neuve une Charte qui posait les principes de reconstruction du monde libre et affirmait notamment « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». La Charte de l'Atlantique 14 août 1941, Le Président des États-Unis et M. Churchill, Premier Ministre, représentant le Gouvernement de Sa Majesté dans le RoyaumeUni s'étant réunis, croient devoir faire connaître certains principes communs de la politique nationale de leurs pays respectifs sur lesquels ils fondent leurs espoirs d'un avenir meilleur pour le Monde. Roosevelt très malade à la fin de la guerre voulait voir triompher son projet d’organisation mondiale capable d’assurer la paix et la prospérité entre les nations qui permette de dépasser l’impuissance de la SDN qui s’était avérée incapable d’empêcher la guerre. 51 nations ont signé la Charte des Nations Unies, le 26 juin 1945 à San Francisco. Ces pays s’engagent à maintenir ensemble la sécurité mondiale et à résoudre les problèmes internationaux d’ordre économique, sociaux, humanitaires. Elle est organisée sur le modèle de la SDN avec un Conseil de Sécurité composé de membres permanents et non permanents, d’une Assemblée Générale et d’une multitude d’organisations spécialisées. Son siège est à New York et le poids des grandes puissances dans les prises de décision est assuré. Les Etats-Unis accueillent sur leur sol en juillet 1944, la conférence de Bretton Woods qui réorganise l’économie mondiale et celle de San Francisco qui crée en juin 1945 l’ONU. A Bretton Woods, on redessine le système monétaire international qui fait du dollar la monnaie de référence dont le cours est fixé sur sa valeur en or, les Etats-Unis étant les seuls à détenir les 2/3 du stock d’or mondial. Ils parviennent, grâce à leur position de premier créancier de la planète à imposer leur vision libérale de l’économie mondiale. Ces accords sont accompagnés de la création d’un certain nombre d’outils qui vont organiser le fonctionnement du Libre échange : le FMI, la Banque mondiale et en 1947, un accord commercial le GATT (général agreement on tariffs ans trade) harmonise les politiques douanières pour faire baisser les prix. Cela deviendra l’OMC en 1995 dont le siège est à Genève. Harry Truman est un démocrate qui succède à Roosevelt de 1945 à 1953. Il est l’artisan de la Guerre froide en mettant en œuvre une politique fondée sur le « containment » c’est-à-dire l’endiguement du communisme. Les Alliés d’hier qui avaient cherché un compromis pour finir la guerre ensemble à la conférence de Yalta en février 1945, ont développé une méfiance aigue en juillet 1945 à Potsdam dès lors que Roosevelt et mort, que Truman lui 5 succède et que les Etats-Unis se savent assez forts, parce que maitrisant la bombe atomique, pour se passer du soutien soviétique. A partir de 1945, 1946, l’URSS qui multiplie les « coups de force » dans ce qui va devenir les « démocraties populaires », est devenu un adversaire de l’autre côté du « rideau de fer » métaphore utilisée par r dès 1946. Les Etats-Unis souhaitent alors exporter la démocratie libérale et le libre-échange « la pax americana ».

Les Etats-Unis inaugurent après 1945 une politique assumée de lutte contre le communisme appuyée d’abord sur la doctrine Truman du containment puis par des aides financières comme le plan Marshall en 1947, octroyées à toute nation qui souhaite lutter contre l’expansion soviétique mais aussi par des engagements dans différents conflits indirects : la crise de Berlin en 1948, la guerre de Corée, le Vietnam. Pour contrer l’URSS devenue puissance atomique en 1949, les Etats-Unis mettent en place progressivement de nombreux systèmes d’Alliances qui visent à protéger leurs alliés : on parle alors de pactomania. En 1949 c’est la création de l’OTAN (organisation du Traité de l’Atlantique Nord), puis de l’OTASE et du Pacte de Bagdad qui viennent prolonger le dispositif. L’aide économique et militaire des EtatsUnis aux pays d’Asie et d’Europe représente environ 300 milliards de dollars entre 1945 et 1985. Des doctrines successives complètent et modifient la doctrine Truman

La Doctrine Dulles : du nom du Secrétaire d’Etat (1953-1959) qui définit la doctrine dite des « représailles massives » qui caractérise les débuts de la guerre froide

La Doctrine McNamara dite de « riposte graduée » par le Secrétaire d’Etat à la défense de 1961 à 1968. En outre, des outils de contrôle du monde s’étendent peu à peu grâce à des initiatives comme le réseau Echelon destiné à intercepter les communications de l’adversaire. Mis en place en 1948 et considérablement modernisé aujourd’hui il permet d’intercepter des communications privées et publiques qui permettent aux Etats-Unis de disposer d’une masse d’informations grâce à des stations d’écoutes multiples. Enfin la puissance militaire américaine, le hard power, s’étend au monde. Les Etats-Unis se sont livrés à une course aux armements et à l’espace avec l’URSS. L’équilibre de la terreur, qui permet paradoxalement qu’une guerre n’éclate pas entre les deux grands, repose sur la dissuasion nucléaire jusqu’à la décision de les limiter par les accords SALT I en 1972 et SALT II en 1979 puis de les réduire (Accords START de 1991). Des bases et des flottes militaires quadrillent le bloc américain et ses périphéries. La politique étrangère est définie par le Président des Etats-Unis. Les départements d’Etat et de la Défense conseillent et orientent ce dernier. Le Conseil de sécurité nationale (NSC) décide des grandes orientations diplomatiques. Il pilote l’Agence centrale de renseignements (CIA) crée en 1947 qui participe à la lutte anticommuniste. Cependant le Président doit compter avec le Congrès et les lobbies, groupes de pression qui représentent des intérêts particuliers. Depuis 1973, et l’adoption du « War Power Act » le Président doit obtenir l’accord du Congrès (Sénat + Chambre des Représentants) pour engager des troupes au-delà) de 60 jours. Touché pour la première fois de son histoire sur son propre territoire et au cœur même de sa puissance (avec les tours de Manhattan, symbole éclatant de la domination économique, et avec le pentagone, centre de commandement des forces armées), ces attentats provoquent un véritable traumatisme dans l'opinion américaine ; G.W. Bush (élu de justesse à la présidence en 2001) se doit de montrer à ses concitoyens - et au monde - que les EU restent la nation dominante. Influencé par ses conseillers (les « faucons » républicains) et par le lobby militaro-industriel, il s'engage

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