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Article de recherche

Par   •  20 Décembre 2017  •  1 750 Mots (7 Pages)  •  171 Vues

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Ainsi, dans l’étude de ma recherche, les concepts de sanction, d’erreur et de faute, de responsabilité et de gestion des risques liés aux soins ont été mobilisés. Cette étape m’a permis de définir, pour la phase empirique, les indicateurs structurant les thèmes mobilisés lors de l’enquête qualitative. L’analyse des entretiens semi-directifs réalisés auprès des professionnels de santé, cible les problématiques liés à la perception de l’erreur dans la gestion des risques, en décrit les causes et propose des actions correctives.

Méthode du travail de recherche

L’étude conceptuelle

Pourquoi s’intéresser à la gestion des risques ?

« Le risque fait partie de toute activité humaine, a fortiori dans un domaine complexe et en constante évolution comme celui de la santé. Pour faire face à la maladie, les professionnels de santé mettent en œuvre différentes actions (préventives, diagnostiques, thérapeutiques) et différentes organisations (plateforme de soins, télémédecine, coopération entre professionnels de santé, maisons de santé pluri professionnelles), souvent innovantes, dont l’objectif est d’apporter un bénéfice aux patients. Cependant ces actions et ces organisations peuvent avoir des conséquences négatives, appelées événements indésirables, expressions possibles de risques insuffisamment maitrisés »[1].

Dans ce contexte, une démarche de gestion des risques vise à réduire ces risques d’événement indésirable à un niveau acceptable, elle cherche notamment à diminuer la fréquence et la gravité des événements indésirables qui pourraient survenir.

Le Programme national pour la sécurité des patients à été défini dans le cadre d’un projet n’a pas pour ambition l’exhaustivité des actions envisageables en faveur de la sécurité des soins ; « il cible des orientations et des actions innovantes et structurantes, et il mise davantage sur une indispensable évolution des comportements de la part de tous les acteurs du système de soins, management compris, que sur l’introduction d’actions spécifiques à un domaine de soins. L’ambition du programme est de favoriser l’instauration d’une culture de sécurité entre les professionnels et d’y associer les patients.

Le Programme vise également à fédérer les professionnels de santé des différents secteurs de soins autour de priorités partagées. Pour cette raison, le programme ne décline pas d’actions «métier » et se concentre au contraire sur des actions impactant tous les acteurs. Les actions du programme, pour la plupart « transversales » permettront que les professionnels de santé, quel que soit leur métier, quel que soit leur lieu d’exercice, se perçoivent comme partie prenante. En vue de cet objectif, le Programme accorde une place primordiale aux actions conduites au plus près des patients et des professionnels, prenant ainsi en compte les enjeux actuels des parcours de soins »[2]. Différentes thématique structure ce projet avec notamment mise en place d’une déclaration et d’une prise en compte des évènements indésirables associés aux soins dans une logique d’apprentissage et d’amélioration des pratiques, via l’analyse des causes systémiques et le retour d’expérience en équipe, avec valorisation aux niveaux régional et national.

La gestion des risques et la sécurité du patient font donc partie des priorités de santé publique

« On appelle sécurité des patients l’état dans lequel le risque d’événement indésirable est réduit au minimum. Un événement indésirable est un événement défavorable survenant chez un patient ou dans le processus de soin, quelles qu’en soient la gravité ou la nature, consécutif aux stratégies et actes de prévention, de diagnostic, de traitement, de soins, ou de réhabilitation. Il s’agit d’un événement qui s’écarte des résultats escomptés ou des attentes du soin et qui n’est pas lié à l’évolution naturelle de la maladie »[3].

« Un événement indésirable peut être grave (EIG) comme un décès inattendu, une complication grave mettant en jeu le pronostic vital ou la perte permanente d’une fonction qui ne résulte pas de l’évolution naturelle de la maladie. Il peut aussi être sans conséquence s’il est détecté et récupéré à temps. On parle alors de « near-miss » ou d’événement porteur de risque (EPR) (au Québec on parle d’«échappée belle») dont l’analyse est aussi riche d’enseignements qu’un EIG »[4].

Les travaux consacrés à la gestion du risque ont montré que les accidents survenus dans les milieux industriels complexes (par exemple les catastrophes de Fukushima ou de Bhopal) ne résultent jamais des seules erreurs humaines mais de l’imbrication en chaine de nombreuses causes ou facteurs favorisants.

http://www.infirmiers.com/profession-infirmiere/competences-infirmiere/mieux-gerer-risques-pour-meilleure-qualite-soins.html

http://www.adjectif.net/spip/spip.php?article320

http://www.cerclecondorcetdeliege.be/publications/le-droit-a-lerreur/

En reprenant les différents statuts de l’erreur (Astolfi, 1997, p.23), nous pouvons dire qu’elle est assimilée à une faute et à non un obstacle. Évaluée et sanctionnée, elle ne bénéficie pas d’un renforcement positif et reste de la responsabilité de l’étudiant.

L’étude empirique

Pour l’étude empirique mon choix s’est orientée sur l’enquête qualitative par des entretiens semi-directifs Ceci afin d’analyser quel est la perception de l’erreur des professionnels de santé dans leur pratique quotidienne et de comprendre quel sens ils donnent à la place d cette erreur dans la gestion des risques.

Les principaux résultats obtenus

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