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L'homme peut-il vivre sans religion?

Par   •  25 Mai 2018  •  6 206 Mots (25 Pages)  •  128 Vues

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soutient de toute son autorité. Elle remplit trois fonctions.”. Elle a une fonction théorique, une fonction psychologique et une fonction sociale et morale. Sa fonction théorique est qu’elle permet de répondre à un questionnement métaphysique existentiel, ainsi, elle nous permet de répondre à des différentes questions telles que : D’où je viens ? Qui suis-je ? Où je vais ? Puis, sa fonction psychologique est qu’elle permet d’apaiser et de consoler nos peines, de donner un sens à la souffrance et de donner un espoir aux gens. Finalement, sa fonction sociale et morale, est le fait qu’elle est une sorte de code moral qui nous permet de vivre en société, mais aussi, les individus arrivent à vivre dans une sorte de famille composée de tous les croyants, ce qui crée une société en cohésion et unifiée. En effet, la religion pourrait être un outil positif qui nous permettrait de répondre à certains besoins, et donc de donner un sens à la vie.

Les hommes religieux cherchent l’immortalité durant toute leur vie, puisque comme promis par leur Dieu ou Dieux, s’il auront bien respecter les normes ou les lois qu’impliquent leur religion, alors ils pourront aller très enchantés, rejoindre les Dieu ou Dieux dans cette sorte de paradis décrit dans toutes les religions. Nous pouvons voir ceci dans la mythologie nordique, dans laquelle sont choisis les hommes les plus braves et les plus valeureux par les Valkyries (vierges guerrières, des divinités mineures dites “dises” qui servaient Odin, maître des dieux). Et sont emmenés au fameux paradis viking, le Valhalla, lieu dans lequel Odin les attend pour les préparer à la bataille finale, le Ragnarök (une fin du monde prophétique). Tous les homme vikings seront donc poussés à être les meilleurs dans les batailles, dans lesquelles ils n’auront pas peur de mourir car il est possible que Odin les attendent au Valhalla. Ce thème du paradis est actuellement présent dans presque toutes les religions. La religion serait donc un outil intéressant, pour entrainer des hommes idéales ou modèles, et elle permet aussi aux individus de se surpasser et peut les aider à vaincre la peur de la mort par la promesse d’un paradis.

Augustin d’Hippone, le premier grand philosophe chrétien de l’histoire, prône une philosophie qui est de loin la plus influente sur la pensée chrétienne. Dans son œuvre La Cité de Dieu, il nous présente une conception selon laquelle il y a deux cités qui coexistent dans ce monde. « Deux amours ont donc bâti deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité de la Terre, l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la cité de Dieu. L’une se glorifie en soi, et l’autre dans le Seigneur. L’une demande sa gloire aux hommes, l’autre met sa gloire la plus chère en Dieu, témoin de sa conscience. ». Ainsi, il nous présente la cité terrestre qui a pour principe l’amour de soi allant jusqu’au mépris de Dieu et la cité céleste qui regroupe toutes les nations vivant sous la loi de Dieu et a pour principe l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi. Si la cité terrestre est historique et donc incertaine, la cité de Dieu a pour fin la paix dans la perfection. Selon lui, les malheurs terrestres sont des épreuves et des châtiments qui nous préparent à l’éternité. En effet, selon Augustin d’Hippone, il faut que l’homme demeure dans un état de de perfection dans lequel il respecte la loi divine. Ainsi, l’homme doit mener une vie exemplaire pour atteindre la perfection et pouvoir vivre dans la cité céleste ou cité de Dieu. L’homme parfait pourra donc transcender vers la cité de Dieu, dans laquelle il pourra laisser de côté tous les malheurs et les imperfections de la cité terrestre. Par conséquent, Augustin d’Hippone, ou plus largement, la religion, incitent les masses à mener une vie basée dans l’amour et le respect d’autrui, ceci en respectant la loi divine qui peut les emmener vers l’état de perfection. La religion induirait donc, la création d’hommes parfaits…En plus, Augustin d’Hippone écrit “Crois et tu comprendras; la foi précède, l’intelligence suit”. Selon lui, la religion n’est pas une affaire de raison mais de foi. De cette manière, la seule façon d’atteindre l’état de croyant, est de laisser de côté l’intelligence pour se centrer sur la foi. Par contre la foi, est l’adhésion totale de l’homme à un idéal qui le dépasse, à une croyance religieuse. Ainsi la foi serait un idéal abstrait, et la raison soit disant, la faculté propre à l’homme, par laquelle il peut connaître, juger et se conduire selon des principes, est la seule façon par laquelle on peut porter un jugement plus concret. C’est ainsi que Blaise Pascal, dans son essai, Pensées, dit « Deux excès : exclure la raison, n’admettre que la raison. ». Ainsi, en revendiquant son autonomie vis-à-vis de la religion, la raison ne va-t-elle pas s’orienter vers une attitude critique ?

Pourtant, c’est en tout cas cette critique qui se fait jour au XVIIIème siècle chez de nombreux philosophes contestant à la fois l’absurdité de certains principes et, sur un plan politique, l’intolérance, l’oppression et la domination auxquelles concourt l’obscurantisme religieux. Le philosophe allemand Ludwig Feuerbach, dans son livre Pensées sur la mort et immortalité explique d’abord de quelle façon l’homme crée Dieu. Il montre que le Dieu personnel est en effet le fruit d’une abstraction du Soi que le sujet objective en un être extérieur auquel il donne une existence réelle par le nom de Dieu. Ce Dieu n’est donc autre que l’essence humaine objectivée et non reconnue comme telle par le croyant. Dieu est le Je qui s’ignore et s’objective dans une essence particulière. Pour reprendre les termes de l’auteur : « On ne trouve donc rien en Dieu qui ne serait pas dans la personnalité finie ; on trouve en Dieu la même chose, le même contenu qu’en l’homme. ». Ainsi, selon lui, Dieu est un simple mythe que les humains ont créé pour exprimer ses propres possibilités, Dieu est donc à l’image de l’être humain parce qu’il est l’idée abstraite de celui-ci. Mais toujours fidèle à Hegel, il affirme que non seulement Dieu est une mythologie historique mais il est surtout une aliénation nécessaire, car il fait partie du chemin vers lequel l’humanité prendra conscience d’elle-même de façon totalement rationnelle. Il affirme ainsi « À partir de son Dieu, tu connais l’homme, et inversement, à partir de l’homme son Dieu : les deux ne font qu’un. ». Ainsi, le Dieu du christianisme est le miroir de l’homme. Mais cette projection de l’essence humaine hors d’elle-même est une aliénation.

On pourrait commencer par critiquer

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