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Invention, fait divers

Par   •  9 Septembre 2018  •  1 066 Mots (5 Pages)  •  338 Vues

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L’homme tenta alors de se débattre, mais une trentaine de policiers présents autour de lui l’empêchèrent de bouger. Il était immobilisé et on remarqua qu'il pouvait à peine respirer à cause de sa figure devenue rouge plaquée au sol. Il ouvrit sa bouche. La femme, qui était chargée de récupérer tous les éléments pouvant servir à l’enquête, prit bien soin de ne pas oublier une clé et ramassa également les bagues de l’homme, qu’il avait perdues en tentant de fuir. Dans la précipitation, ses vêtements avaient été accrochés et sa veste déchirée. Des morceaux de tissus furent éparpillés un peu partout autour de lui. L'interpellation était brutale, elle avait mobilisé près d'une trentaine des forces de l’ordre de la gendarmerie du quartier.

L'un des policiers présents sur place portait un gilet par balle ainsi qu'une ceinture dans laquelle se trouvait une arme. Un autre tenait une matraque dans une de ses mains et de l'autre, il maintenait la tête de l'homme au sol. Avec l'aide de ses coéquipiers, ils le relevèrent puis le placèrent dans leur voiture de fonction. Le soir même, il entra dans une cellule dans laquelle un autre détenu avait déjà pris place. Il était lui aussi tatoué et portait de gros godillons ainsi qu’un pantalon noir, déchiré, sale.

La cellule mesurait à peine cinq mètres carrés, et les deux détenus devaient pourtant se la partager, pour une durée indéterminée.

Les lits étaient superposés et il n'y avait seulement qu’un lavabo. L’homme regarda le nouvel arrivant avant de lui adresser la parole :

- Moi c'est Miller, je suis ici depuis près de 3 ans. Qu'est-ce qui t'es donc arrivé pour que tu te sois retrouvé ici ?

- J'ai été arrêté pour cambriolage, j’en ai surement pour plus de 3 ans.

-L’homme avant toi était lui aussi là pour avoir commis plus de trois cent cambriolages, mais il est mort en se taillant les veines l’hiver dernier.

En effet, des traces de sang étaient présentes sur les murs et les draps ne semblaient pas avoir été changés. L’homme tournait en rond. Il était maintenant dix-huit heures, un policier s’approcha vers la cellule et dit :

-Miller c'est l'heure pour toi de partir.

Le nouveau prisonnier regarda autour de lui, cherchant sûrement Miller du regard. Le garde semblait s'impatienter, et lui fit un signe de la main afin de lui montrer la sortie. Il n'avait peut-être jamais vu Miller avant ce jour, car il était évident qu'il confondait le prisonnier qu'il était venu chercher et l'homme qui braquait les appartements.

Ce dernier s'avança vers le garde et un sourire sournois apparut sur son visage.

"C'est moi, Miller. Je sors maintenant, c'est bien ça ?"

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