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Les Etats Unis et le monde dans la crise des années 30

Par   •  21 Novembre 2018  •  3 601 Mots (15 Pages)  •  61 Vues

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échanges monétaires

Le contrôle des changes

Le contrôle des changes est l’ensemble des mesures prises par un gouvernements pour réglementer l’achat et la vente de monnaies étrangères par ses ressortissants. L’objectif est d‘éviter les sorties d’or et des devises car la monnaie est gagée dessus. Mais aussi afin d’éviter la dévaluation.

Il y a deux sources possibles de sorties or/devises : le déficit commercial, les exportations de capitaux à l’étranger.

D’où les moyens de consolider les réserves en or et en devise, il faut limiter les sorties. Mais on peut aussi la conversion en monnaie nationale devise/or c’est-à-dire l’obligation pour les exportateurs et créanciers par rapport à l’étranger de les convertir en monnaie nationale.

Les acteurs : surtout un contrôle des frontières, un contrôle des banques, piloté par les ministères.

Les accords de compensation ou accords de clearing

C’est une spécificité des années 1920. Ces accords bilatéraux commerciaux visent à l’autarcie, utilisés par les dictatures italienne, japonaise et allemande. L’objectif est de réaliser les échanges commerciaux incompressibles en évitant les échanges de devises. C’est donc un système de compensation des flux d’importations et d’exportations par pays qui impose en permanence leur équilibre pour éviter les échanges de devises.

Cela passe par une chambre de compensation qui va mettre en œuvre cet équilibre, c’est un intermédiaire qui permet une conversion des devises lors des échanges. Il faut qu’il y ait un strict équilibre. En fait, les devises ne sont donc pas échangées car chaque pays reçoit sa propre monnaie (la chambre de compensation le permet).

Il y a un blocage du commerce : planification, pas d’objectif de gain, …

Pourquoi les Etats n’ont-ils pas agi contre un protectionnisme aux effets désastreux sur l’économie ?

Selon Bernard Gazier, ces politiques sont comme des « actions réflexes ». Dès lors, les réactions sont difficiles à éviter à mesure que la crise s’amplifie. Toutefois certains Etats ont cherché à trouver d’autre solutions autres que le protectionnisme. C’est le cas de l’Australie mais globalement ce sont des échecs.

On constate également une trêve douanière isolée et partielle de la part des Etats-Unis. C’est le Reciprocal Trade Agreement Act de 1934. Ainsi, le président peut réduire les tarifs douaniers à hauteur de 50% (donc le tarif douanier devient 25%) vis-à-vis de certains pays (il y aura 29 accords).

La fragmentation monétaire et financière

Des crises financières…

Le contexte

Crise de 1929 fragilise les économies et augmentent les disparités. Ces disparités sont exploitées par les flux de capitaux à court terme pour des visés spéculatives. De plus, il y a des risques et des interdépendances :

Fragilité des pays débiteurs

Leur fragilité expose les pays créditeurs

La tourmente financière de 1931

Faillite de la plus grande banque autrichienne (qui concentrait 70% des dépôts).

Répercussions sur les pays liés aux crédits autrichiens.

Dont l’Allemagne. De plus, une faillite allemande engendre le retrait de ses capitaux étrangers.

Défiance face à la GB : déficit commercial + capitaux bloqués ou contrôle des changes. Ainsi, sortie d’or massive. En 1931, la fin de la convertibilité en or de la livre Sterling est déclaré. La livre se déprécie sur le marché des changes. Ce n’est pas une dévaluation. En trois mois, elle perd un tiers de sa valeur par rapport au dollar. Cette dépréciation place les partenaires économiques de la GB devant un dilemme. :

Soit conserver sa parité mais difficulté pour exporter vers la GB

Soit déprécier sa monnaie mais perte de la puissance financière

… qui ont favorisé une fragmentation en bloc monétaires

La constitution d’une « zone-sterling »

Les pays les plus liés exclusivement à la GB sur le plan commercial suivent la dépréciation de la livre sterling. On retrouve les dominions mais le Canada fait exception. L’Iran, l’Irak, l’Egypte les pays d’Europe du Nord et une partie des pays d’Amérique latine s’inscrivent aussi dans cette zone sterling. (Cf.doc5)

La GB exporte plus facilement tandis que ses importations ne se renchérissent pas car la plupart des pays qui lui exportent ont choisis de choisir cette dépréciation de la livre sterling. De plus, grâce à des politiques publiques, la GB connait une reprise dès 1932. La récupération s’est faite très rapidement.

Les pays non dévaluateurs sont pénalisés :

Concurrencés par la GB dans leurs exportations ;

Problème des livres sterling dans les réserves des banques ;

Jacques Néré dit : « en abandonnant l’étalon-or, la GB exportait littéralement la crise économique vers les pays les moins touchés ».

Le SMI de Gênes est remis en question.

La conférence de Londres de 1933

Facteurs

Dislocation des échanges commerciaux ;

Remise en question du SMI ;

Ainsi les Etats s’alarment de plus en plus de leur isolement économique.

De multiples conférences se déroulent dont surtout, la conférence de Londres de juin-juillet 1933. Les objectifs de cette conférence :

Trêve douanière ;

Lutter contre les dévaluations pour stabiliser le SMI ;

Mais ces objectifs sont un échec car sur le plan politique :

Chaque pays insiste d’emblée sur ses

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