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Commentaire du petit gavroche extrait des Misérables d'hugo

Par   •  5 Mai 2018  •  1 189 Mots (5 Pages)  •  163 Vues

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arrivait quand même à vivre comme un enfant, même dans la rue.

Dans un deuxième temps, nous étudions plus précisément les conditions dans lesquelles vit Gavroche, soit dans une misère profonde, qu’elle soit sentimentale ou matérielle. Le lecteur prendra pitié de lui et l’appréciera encore plus. Nous pouvons d’abord constater la grande pauvreté dans laquelle il vit. En effet, il n’a pas vraiment de maison, d’habits à lui, … Rien ne lui appartient et il se débrouille comme il peut pour vivre. Nous pouvons prendre comme exemple "Des gens quelconques l’avaient habillé de chiffons par charité." où l’on voit que Gavroche n’a même pas ses propres vêtements ou des vêtements à ses parents. Il doit s’habiller avec des vieux vêtements donnés par des inconnus qui avaient pitié de lui, ce qui fait que le lecteur aura automatiquement pitié du gamin. De même, on voit qu’il est défavorisé aussi par la description de sa famille, par exemple avec "Les plus misérables entre ceux qui habitaient la masure étaient une famille de quatre personnes (…) Cette famille était la famille du joyeux petit va-nu-pieds.". Victor Hugo utilise ici un superlatif pour décrire la famille de Gavroche avec un adjectif puissant pour décrire leur pauvreté : "Les plus misérables". Il y a après une opposition entre ce superlatif et l’adjectif "joyeux" utilisé pour désigner Gavroche. Ça nous montre alors que Gavroche vit joyeusement malgré qu’il vive dans la pauvreté.

Enfin, nous pouvons constater que Gavroche vit également dans la misère au niveau sentimental car ses parents l’ont presque abandonné et il est presque rejeté par sa "famille" lorsqu’il revient à la maison. Il est écrit par exemple en fin de texte "Quand il entrait, on lui demandait: – D’où viens-tu? Il répondait: – De la rue. Quand il s’en allait, on lui demandait: – Où vas-tu? Il répondait: – Dans la rue. Sa mère lui disait: Qu’est-ce que tu viens faire ici?". On devine que ces questions sont superficielles car elles sont posées à chaque fois, on le devine grâce à l’imparfait d’habitude. Elles sont répétées à chaque fois, on le voit avec le parallélisme, et ses réponses sont toujours les mêmes et reviennent à son lieu de vie : la rue. La dernière question de sa mère nous montre qu’elle ne se préoccupe pas du tout de ce que son fils fait à l’extérieur et que ça la dérange même qu’il soit venu la voir. On retrouve également, un peu avant, la métaphore "Le pavé lui était moins dur que le cœur de sa mère. " qui compare le pavé de la rue, dur et froid à l’affection, à l’amour que lui porte sa mère. On retrouve du registre pathétique et on comprend alors qu’il préfère vivre seul dans la rue plutôt qu’avec sa mère, qui ne lui donne pas d’affection du tout, encore moins qu’un objet comme le dit Victor Hugo.

Victor Hugo réussit donc à nous faire apprécier ce personnage dans sa description car il est le symbole de la Liberté car il est jeune, fait ce dont il a envie de faire en acceptant sa condition d’enfant des rues ; malgré qu’il vive dans la misère, sentimentale à cause du manque d’affection et matérielle par manque d’argent. Nous pouvons ouvrir sur un autre personnage de Misérables : Cosette, l’autre enfant des Misérables qui peut être comparée à une Cendrillon moderne sauvée par Jean Valjean après qu’elle ait vécu des années chez les Thénardiers, qui la détestaient et l’exploitaient.

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