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Pour un oui ou pour un non

Par   •  11 Avril 2018  •  1 129 Mots (5 Pages)  •  394 Vues

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Les didascalies montrent l’évolution du personnage H2 car H1 n’a aucune didascalie. « Hausse les épaules » ligne 2 montre que H2 se fiche de ce que H1 lui a dit. « Piteusement » ligne 27 nous montre que H2 est honteux, ridicule, pitoyable. « Prenant courage » ligne 51 nous montre que H2 sent qu’il faut qu’il le dise a H1 mais il dit toujours non.

- Les mots ne sont pas sans importance

Les mots ne sont pas sans importance surtout avec « c’est bien ça » que l’on retrouve souvent avec une intensité sur « biiien ». Il y a de nombreuse phrase courte de 3 syllabes, 3 mots, positive agréable à entendre qui s’oppose « avoir des mots » ligne 31

C’est la manière, l’intonation et le contexte qui a causé une rupture. Il y a une marque d’incompréhension de H1 car comme il le dit « il a dû mal entendre » ce qui montre un mal entendu au sens propre. De la ligne 1 à 47, H2 répète trois fois la même chose avec une sorte de graduation. Il refuse de dire la vérité a H2 et dit non trois fois de suite. A la ligne 55, H1 refuse de croire ce que lui avoue H2. On utilise le conditionnel à la ligne 57 où H1 admet peu à peu qu’il a proposé cette phrase. L’attitude de H1 est intéressante : au début, il veut savoir et au moment où H2 commence à lui dire, il est dans le refus, le déni, il ne veut pas entendre. « C’est bien ça » est une phrase assassine car après avoir prononcé celle-ci, leur amitié est mise en péril. « Tu t’es éloigné, tu as voulu rompre » il parle bien sûr de leur amitié. Quand H2 dit « tu ne comprendras jamais », il se sent vraiment incompris. La didascalie « prenant courage » montre la douleur de répéter cette phrase. L’ironie a fonctionné car H2 n’a plus de lui une image ridicule. A la ligne 58, H1 met en doute les capacités de H2 à réussir. « Ce n’est pas sans importance » : il s’agit d’une litote = H2 a vécu quelque chose de très important, il souffre

Conclusion : Une situation banale, des mots banals, une conversation de tous les jours entre deux hommes et qui va, avec une grande économie de moyen, nous faire réfléchir à ce que parler veut dire, qu’une toute petite phrase va provoquer un drame, faire une victime. H2, qui sais ce que parler veut dire, alors que H1 est inconscient du pouvoir du langage et c’est lui qui fait du mal sans le vouloir. Sarraute nous fait prendre conscience de tout ça. Et le fait que les personnages non pas de nom nous dit que chacun peut se reconnaitre dedans.

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