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Par   •  31 Janvier 2018  •  1 100 Mots (5 Pages)  •  359 Vues

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le lecteur qui peut identifier les personnages.

Cette cour est caractérisée par son hypocrisie, en effet, le poète la traite de « peuple caméléon, peuple singe du maître » v.21. Ces deux métaphores dénoncent que la cour est sous les ordres de ce roi n’hésitant pas à se faire remarquer par le roi pour ensuite être différent quand il n’est plus là. On peut aussi la remarquer au début de la fable avec « de certains compliments de consolation ; qui sont surcroît d’affliction » mais aussi par le verbe « s’acquitter » qui prouve que pour cette cour c’est une épreuve obligatoire par forcément faite de plein gré.

Cette cour hypocrite est surtout soumise au roi, en effet, l’accumulation v.18 le prouve « tristes, gais, prêt à tout, à tout indifférents » qui nous montre qu’ils n’ont pas forcément le choix mais aussi avec « Jugez, si chacun s’y trouva » v.11, ici, le rôle des prévôts et l’impératif a pour valeur l’ordre ce qui nous permet de relier cela à l’obligation et donc à la soumission qui est aussi présente dans la phrase « Aussitôt chacun accourût » v.2 qui nous montre avec l’emploi du modalisateur « aussitôt » que la cour craint le roi.

Cette cour a donc de nombreux défauts mais certains s’opposent à cette situation.

Le cerf représente l’opposition que le roi peut avoir mais sans le savoir, en effet, c’est l’ennemi, le lion le qualifie de « chétif hôte des bois », l’utilisation du modalisateur chétif est dénigrant pour le cerf. Il n’est pas comme les autres et refuse de les suivre « tu ris, tu ne suis pas ces gémissantes voix ! » Mais il va être contraint tout de même à suivre cette cour tout en étant malin et en flattant le roi « votre digne moitié » v.41 pour survivre.

La morale de cette fable possède une visée didactique ; mais, c’est aussi une critique de la cour, il utilise des impératifs ayant pour valeur le conseil « amusez » « flattez-lez » « payez-les » v.52-53 puis par un parallélisme de construction « ils goberont l’appât, vous serez leur ami » v.55 nous fait comprendre que cette cour est très controversée et naïve comme son roi mais aussi qu’il est facile de s’intégrer à eux car il suffit juste de suivre la tendance et d’obéir au roi.

Jean de La Fontaine intervient directement dans la fable pour donner sa propre définition de la cour, elle est d’ailleurs très péjorative et reflète sa première pensée qui a été le fil conducteur pour écrire cette fable. Il montre que c’est un monde superficiel « sont ce qu’il plaît au prince, ou, s’ils ne peuvent l’être ; tachent de la paraître » v.19-20. Ce temps de parole marque une pause dans le rythme de la fable.

Jean de La Fontaine dresse ici une critique de la cour et de son roi, en utilisant des animaux personnifiés. Il y montre tous les défauts que cet environnement peut causer, comme la soumission ou encore l’hypocrisie face à un roi autoritaire, certes,mais naïf. D’autres fables sont critiquent également le pouvoir, comme par exemple Le Loup et l’agneau écrite par ce même auteur.

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