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Le karma bouddhique

Par   •  30 Novembre 2018  •  1 814 Mots (8 Pages)  •  60 Vues

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Il ne faut pas oublier que le bouddhisme est né peu après l’arrivé des villes et des châteaux urbains. De plus, que leur religiosité rejette le brahman*, l’atman* (deux pôle caractérisant le brahmanisme) « et de façon général, les problèmes d’individualisation auxquels avait été confrontée la sotériologie des écoles philosophiques[10]. » Voilà des raisons plausibles qui expliqueraient la laïcisation du bouddhisme et de son karma. C’est dans l’exclusion de ces concepts que la philosophie bouddhique se rationalise et se démarque de ces ancêtres religieux. Bref, c’est pourquoi le karma bouddhique se différencie de ces versions anciennes, car il devient philosophique et non religieux.

Descriptions systématique du karma

Pour définir mon sujet de recherche, il est important de décrire les concepts vitaux a son existence. Commençons par le Dharma, le dieu créateur. Dans l’indouisme, il créa le cosmos, l’univers et tout ce qui existe, mais n’eut aucune influence sur l’homme par la suite. Le Dharma bouddhique lui, fait parti du cycle de réincarnation et est soumis aux lois du karma comme l’homme. C’est pourquoi il n’est pas considéré comme tout puissant, même que le Bouddha et les arhats (moines bouddhiques au plus haut stade d’éveil) sont plus forts spirituellement que lui.

Le cycle de réincarnation est appelé le samsara, celui dont le karma tente de vaincre. Il se définit par la dualité primaire de l’homme, celle de l’absolue et du superficiel.

L’opposition du superficiel et de l’absolu tend à se superposer à l’opposition

pratique et subjective de l’état « entièrement obnubilé » ( le samsara ) et

de l’état « entièrement purifié » ( le nirvana ) ; et, par extension, sera réputé

absolu ce qui est pratiquement libérateur à l’égard de l’emprise de l’illusion

de (sic.) des passions ou obnubilations, et « superficiel » ce dont la fréquentation

contribue à proroger notre aliénation[11].

Donc l’affranchissement des illusions de l’homme, comme l’argent et la propriété, apporte un bon karma qui permet de s’élever plus près de la connaissance principielle du bouddhisme. Celle-ci menant au nirvana : qui est, quant a lui, un phénomène trop complexe pour qu’il puisse se résumer en quelques lignes. Considérons-le alors comme étant le repos éternel, l’état spirituel ou l’âme se sépare de la chaine incessante du samsara.

Avec ces définitions, nous pouvons maintenant passer à celle du karma. La loi a qui personne n’échappe, y compris les animaux[12] et la végétation. Comme mentionné plus tôt, il est le « noyau psychique » de l’âme. Il est lien les unissant une incarnation à une autre. Ce noyau est « soumis dans ses pérégrinations à des contingences diverses[13]. » On peut diviser les actes composant le karma en deux partie : la première, ahimsa[14], qui regroupe tous les actes de bienfaisances montrant un respect pour la vie ; la deuxième, himsa, qui représente tous les gestes vide de sens, le mal causé a autrui et tout conformiste aux illusions. Ce qui diffère le karma bouddhique des autres, est qu’il ne détermine pas le statut social des vies ultérieurs, mais détermine là où nous en sommes sur notre chemin dans notre quête vers la délivrance ; le repos éternel ; l’érudition ; l’éveil ; le nirvana.

Conséquences du karma sur le monde

Cette quête du salut et de délivrance est toujours d’actualité. Elle a apporté des valeurs qui sont resté ancré dans l’humanité. Ces valeurs se propage à l’échelle mondiale et plusieurs adeptes, autant occidentaux qu’orientaux ; bouddhiste ou non bouddhiste, cherchent la paix intérieure. La méditation et le yoga sont des pratiques bouddhiques maintenant reconnus dans une majeure partie des pays.

La technique du Yoga est centrée sur la régulation de la respiration et les méthodes d’extase qui lui sont apparentées. Cette pratique avait pour but la concentration de l’âme avec les évènements vécus et « étrangers aux sens ou dotés d’un caractère émotionnel ou dévotionnel indéfini[15]», mais toujours placés sous le contrôle de l’observation de soi. Et ce, jusqu'à ce que la conscience soit entièrement vidée de tout ce qui peut être saisi en termes rationnels, qu’elle s’empreigne du synchronisme entre le cœur et les poumons pour, finalement, atteindre l’autohypnose[16].

L’étude des civilisations asiatiques, en particuliers celles indiennes, a permis l’intégration d’un nouvel humanisme universel[17]. Nous pouvons remarquer comment le karma est un mot employé par la majeure partie de la population, et ce même si on ne connait pas son histoire ou sa signification spécifique, mais tout le monde connait son principe de base : la dualité entre le bien et le mal. C’est une réforme de la vision des choses : de l’entendement. Elle permet à tous d’aspirer a, ou d’acquérir, la connaissance principielle qui consiste à être au-dessus de tout. C’est à se demander si cette connaissance n’est pas à l’origine des Méditations de Descartes. Il serait la preuve que tout être peu s’éveiller et atteindre la délivrance par l’érudition et le respect d’autrui.

LEXIQUE

Atman (« Ce moi » ): L’atman est une essence associée à l’esprit et qui subsiste dans l’individu, mais également aux principes et connaissances, il est absolu.

Brahman : Aussi appelé auparavant ‘’ Le Mana’’, il est le principe même de l’univers : la puissance primordiale que l’homme associait aux phénomènes inexplicables à l’époque brahmanique.

Caste : Le système des castes ( Stand en sanskrit) en Inde, était un moyen dogmatique de hiérarchisé les peuples selon leur hérédité. Ce que les bouddhistes aboliront.

Jinisme : Semblable a l’hindouisme et au bouddhisme, la quête première des jaïns est de supprimer leur karma pour atteindre le Moksha. Il y arrive en méditant pour le rejeter hors de son corps, comme une purification de l’âme.

Moksha : Le moksha est l’origine du mot ‘’nirvana’’, toute la religiosité indienne l’emploie, sauf les bouddhiste qui eux utilise ‘’nirvana’’.

BIBLIOGRAPHIE

ARGUILLÈRE, Stéphane. Le Vocabulaire de Bouddhisme,

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