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Mémoire

Par   •  6 Décembre 2017  •  3 012 Mots (13 Pages)  •  52 Vues

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Dans cette période de découverte des mathématiques, il se fit son premier ami depuis son départ de Ribemont, un maître savant, l’abbé Georges Girault de Kéroudon. Cet homme est celui qui a formé Condorcet ; responsable des disciplines scientifiques à Navarre, il a su aiguiser sa capacité de réflexion, et bien sur l’a poussé à réussir.

C’est grâce à l’abbé Georges, sans omettre l’intelligence de Nicolas lui-même, qu’il obtenu son certificat du baccalauréat en août 1759 ; ainsi il était dans la capacité d’étayer sa thèse, aussi à cette même date. Le propos de sa thèse dévoile déjà son attrait pour la pure allégorie : elle nous révèle l’amour de Condorcet pour cet art. Il embrassa une célébrité fulgurante qui donna envie à des mathématiciens, tel que d’Alembert, de le prendre sous son aile, ce qu’il ne tarda à faire.

Un penchant inéluctable :

Condorcet devait rentrer chez lui à Ribemont, sa mère et son oncle l’y attendaient. Ce dernier avait des plans pour lui. Plans auxquels Condorcet s’opposa. En effet son oncle voulait qu’il obéisse à la tradition et qu’il entre à l’armée ; bien que timide et embarrassé, Nicolas refusa, refus, qui n’a pas été bien accueilli par sa famille ancrée dans les traditions et très pieuse. Cependant pour lui c’était clair, et la voie qu’il avait choisie était celle de géomètre. Pour sa famille, ce n’était qu’une crise d’adolescence ; il était impensable qu’il préfère le compas aux armes, la position de mathématicien à celui de digne militaire.

Si un jour Condorcet voulait entrer au Conservatoire des sciences, il était impératif qu’il sache que ce n’était pas rentable et qu’il y avait des imposteurs sans qualification dont on ne connaissait pas la provenance. Condorcet était décidé, et il ne plia pas, sa vocation était les sciences et il passa deux années à Ribemont dans sa chambre à s’imprégner des mathématiques, tout en s’inspirant d’hommes tel que Bernoulli, Fontaine, Euler, d’Alembert et de leurs mémoires qui ont révolutionnés le monde scientifique du XVIIIe siècle.

Condorcet parti à Paris, pour la présentation de sa première étude, à l’académie en octobre 1761. Cette étude était l’ébauche d’une nouvelle méthode qui consistait à intégrer des équations différentielles. Ceux chargés d’examiner son travail étaient Fontaine et Clairaut. Ils la refusent, pensant que ce n’était qu’une méthode de travail déjà expérimenté par d’autres mathématiciens. Après ces critiques, il s’en retourna à ses études ; il n’en démordit point. Ce premier essai n’était que le premier d’une longue série.

A partir de 1761-1769 il composa ses documents sur le calcul politique et celui des probabilités. Il est alors très influencé par les hommes de sciences d’Italie du Nord et par leurs écrits ; des hommes tel Cesare Beccaria ou encore Frisi. Il prévoit des opérations en matière de jurisprudence. Notons qu’en 1762 Condorcet parti s’installer à Paris chez son enseigneur qui deviendra plus tard son ami, Kéroudon. A Paris Condorcet ne cesse de travailler, il est absorbé par les mathématiques ; quelques fois il assiste au cours de chimie dispensé par Baumé ou encore Macquer, mais son passe-temps favori reste bel et bien la mathématique. L’année de 1763 est celle où il fit la rencontre d’une autre étoile montante des mathématiques, Lagrange, et celle de son maître d’Alembert.

D’Alembert qui était à peine plus âgé que Condorcet, enseigne à Turin où il est né ; on le considérait comme l’espoir européen en matière de science. Il réussit à persuader Frédéric II de le promouvoir à l’Académie de Berlin, à l’instar d’Euler.

Lagrange quant à lui, incite Condorcet à adresser ses travaux au Conservatoire des Sciences de Turin, créé par Lagrange lui-même 1757. Condorcet accepte, cependant, il fignole son sujet, le même qu’il s’apprête à représenter à l’Académie en 1764, pour laver l’affront qu’il avait eu en 1761. Dans son mémoire, il triomphe d’une équation d’Euler en la simplifiant. Ceux qui sont chargés de juger le mémoire sont d’Alembert et Fontaine ; ils en font les louanges, en faisant ressortir les larges notions qu’à Condorcet sur le calcul infinitésimal. Ils conseillent même la publication du mémoire.

Les premiers lauriers et l’attachement de d’Alembert :

Tout cela motive Nicolas qui se lance alors dans la rédaction d’une ébauche sur le calcul intégral. Son œuvre « Du Calcul intégral » remporte un franc succès auprès des lecteurs en 1765, avec les commentaires élogieux de Bézout et d’Alembert. Le travail du jeune Nicolas est tellement impressionnant que l’Académie des Sciences décide de le publier. C’est l’apothéose pour Condorcet qui n’a même pas encore vingt-deux ans ; les grands du domaine le considèrent comme une valeur sûre, sur laquelle il faudra compter. D’Alembert et Lagrange sont ravi pour lui. Seul Fontaine qui est plutôt de caractère ombrageux et abrupt, craint que Condorcet le devance. Suite à ce succès, Condorcet est déclaré officiellement comme étant apprenti de d’Alembert.

A vingt-trois ans, Nicolas fait paraître une seconde œuvre en 1767, il se soucie aussi aux énigmes liées aux systèmes de l’approximatisation. Il ne cessera d’améliorer son travail et d’étendre ses connaissances ; avec la publication de sa missive à d’Alembert, l’univers scientifique l’accueille à bras ouverts. Enfin, après la publication en 1766 et 1769 de ses « Essais de Turin », il est connu dans toute la société des mathématiques, et peut donc introduire ses écrits aux Académies de Paris, Berlin, Bologne, malgré quelques absences qi agacent assez ses collègues. En effet on lui répète assez, on le réprimande souvent sur le fait qu’il manque de propos clairs et élégants à la fois dans ses écrits, que l’on retrouve par exemple chez Lagrange ou Euler. Son ami d’Alembert lui a plusieurs fois demandé de faire des efforts pour ses lecteurs, mais la nature de Condorcet voulait qu’il retourne toujours à son style abstrait et quelque peu incompréhensible et incohérent.

En 1768, d’Alembert eu l’ambition, face au flagrant succès de son disciple et ami, de le faire admettre à l’Académie des sciences ; malheureusement Bossut se présenta également et obtenu la place. Face aux résistances de sa famille, Condorcet lutta un an encore pour les persuader qu’être admis à l’Académie des sciences serrait la meilleure chose qui puisse lui arriver. Finalement

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