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Biographie de Robespierre

Par   •  29 Juin 2018  •  3 700 Mots (15 Pages)  •  60 Vues

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Enfin, Robespierre fera partie du Club des Jacobins dès sa création en Mai 1789, club de réelle prolifération d’idées philosophiques et révolutionnaires (il en deviendra président dès 1790).

Participant à la réunion des Etats Généraux en tant que Député du tiers état du 6 Mai au 27 Juin 1789, Robespierre fera donc partie dès le 17 Juin de la même année de ce qui s’appelle désormais l’Assemblée Nationale, et qui, le 9 Juillet, mettra fin à la monarchie absolue en se définissant comme Assemblée Nationale Constituante.

C'est au sein de l'Assemblée constituante que Maximilien de Robespierre va connaître ses plus importants succès, conscient que la reconnaissance repose sur la prise de parole. Il se présente ainsi durant son mandat plus de 300 fois à la tribune où il gagne peu à peu le respect des autres députés.

Il s'oppose à de nombreux projets de loi qui, à ses yeux, ne vont pas dans le sens des idées de la révolution, il s'oppose de manière virulente à la décision prise par l'Assemblée de ne pas abolir l'esclavage et donc d'aller déjà de manière contraire aux idées de la Révolution. En effet, lors de l'abolition des privilèges, il n'est pas fait référence aux esclaves car une grande partie des députés (bourgeois) s'appuient sur la traite négrière, les enjeux économiques liés à l'abolition de l'esclavage sont donc trop importants.

Robespierre est l'un des rares députés à défendre l'idée d'un suffrage universel, estimant que la mise en place d’un vote censitaire partagerait la population en deux, ceux payant des impôts et étant des citoyens actifs et ceux qui, n'en payant pas, ne disposeraient d'aucun droit de participation à la vie politique de l'état : « chaque citoyen à le devoir de payer l'impôt en fonction de ses ressources, mais ce n'est pas le fait de payer un impôt qui fait citoyen ». Il démontre donc à plusieurs reprises que le Tiers-Etat, composé à majorité de bourgeois, ne s'intéresse que très peu au sort du peuple mais plutôt à leurs conditions sociale et économique. Le manifeste de Brunswick (qui déclare que s’il est fait du mal à la famille royale la ville de Paris sera détruite) provoque la colère du peuple qui demande auprès de l'Assemblée la destitution du roi : il n'en est rien.

Le 10 août, le peuple et les fédérés se lancent à l'assaut du palais des Tuileries, Robespierre va profiter du soutien des Sans-Culottes pour devenir le représentant de la commune insurrectionnelle de Paris, qui permet au peuple de mener leur lutte sans être instrumentalisé par la bourgeoise. Sa première mesure est la création d'une assemblée constituante élue au suffrage universel sans distinction, le pouvoir passe au peuple.

Robespierre est candidat aux députations de Paris, et il organise l'élection au sein même des Jacobins sous l'étroite surveillance de ses fidèles. La convention Nationale, nouvelle assemblée, est constituée. Elle est composée de deux entités fortes issues toutes les deux des Jacobins, les Montagnards dont fait partie Robespierre et les Girondins plus modérés. Le reste, la plaine, fait basculer tour à tour le nombre de voies. Les premières intentions de cette assemblée sont d'abolir la monarchie en France, tout d'abord les notes publiques seront datées de l'an 1 de la République Française, qui est donc proclamée.

La question du sort du roi est désormais prioritaire, arrêté lors de l'insurrection du 10 aout, il est perçu depuis la fuite de Varennes comme un traître à la nation, Robespierre se prononce sur le sujet par les mots suivants : "je prononce à regret cette fatale vérité, Louis doit mourir car il faut que la patrie vive". L'Assemblée vote la condamnation à mort du roi avec une importante majorité, mais les girondins, inquiets du fait que l'exécution du roi pourrait voir la France devenir une cible des monarchies européennes demandent un appel, et, après quelques malversations, la mort du roi n'est votée qu'avec une seule voix d'écart. Le roi est exécuté le 21 janvier 1793.

Il existe une véritable controverse quant à l'implication de Robespierre dans les phases sanglantes de la révolution française. Connue de tous, "La Terreur", période sombre de la révolution française, où la Première République est en danger face à des menaces provenant de l'extérieur comme avec la coalition monarchique formée par l'Autriche et la Prusse ainsi que de l'intérieur avec le soulèvement de la Vendée en 1792.

Face à ces menaces la Convention décrète la création d'une entité politique destinée à "combattre" ces menaces. C'est chose faite en Mars 1793 avec la création du Comité de Salut Public, organisme principal de la vie du pays. Les premières victimes seront les Girondins, principaux adversaires des Montagnards menés par Robespierre. Son intégration au sein du Comité de Salut Public en fait le chef de l'Etat, bien que cette appellation n'existe pas. Conscient des risques auxquels sont opposés la jeune République, la Terreur est pour lui l'unique solution pour combattre efficacement les ennemis de la Révolution.

Désormais, « La terreur n'est autre chose que la justice prompte, sévère, inflexible ; elle est donc une émanation de la vertu ; elle est moins un principe particulier qu'une conséquence du principe général de la démocratie, appliqué aux plus pressants besoins de la patrie ». On crée ainsi un "Tribunal Révolutionnaire", qui juge de manière hâtive ceux qu'on estime être des ennemis de l'état. C'est une traque folle des opposants comme le souligne Robespierre quelques jours après sa nomination : "Onze armées à diriger, le poids de l'Europe entière à porter, partout des traîtres à démasquer, des émissaires soudoyés par l'or des puissances étrangères à déjouer, des administrateurs infidèles à surveiller, à poursuivre, partout à aplanir des obstacles et des entraves à l'exécution des plus sages mesures ; tous les tyrans à combattre, tous les conspirateurs à intimider (...) : telles sont nos fonctions ».

La répression est très forte et des milliers de citoyens sont jetés en prison et envoyés à la guillotine après des jugements expéditifs. La répression va bientôt investir le terrain politique où les opposants aux montagnards jugés trop modérés sont les cibles de cette politique répressive. C'est ainsi que le comité prend la décision

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