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La saga Blablacar

Par   •  8 Décembre 2018  •  1 721 Mots (7 Pages)  •  26 Vues

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Le concept du covoiturage trouve son public, en effet, 500 000 membres sont dénombrés en 2009 et l’année suivante on en compte le double. Ils sont maintenant 12 millions en France à s’être converti au principe du covoiturage.

Le succès est tel qu’en 2009 Blablacar débute son expansion à l’international en Espagne. Finalement, les habitants de 22 pays du monde peuvent faire le choix du covoiturage grâce à la PME française. Que ce soit en Europe : France, Espagne, Royaume-Uni, Italie, Pologne, Allemagne, Portugal, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Ukraine, Serbie, Roumanie, Croatie, Hongrie, Slovaquie, République Tchèque, ou, plus éloigné de nos frontières : Inde, Mexique, Brésil, Turquie, Russie.

III/ Une start-up innovante qui rencontre certains problèmes

1/ Des innovations adaptées aux besoins

Le succès de l’entreprise française s’explique aussi par ses constantes innovations.

BlaBlaCar a mis en place de nouvelles fonctionnalités de sécurité comme « entre femmes ». Certaines femmes n'ont pas envie de voyager avec un homme qu'elles ne connaissent pas. L'option « entre femmes » leur permet de trouver un covoiturage entre femmes. Cette innovation prend en compte les considérations actuelles sur la condition de la femme dans la société et le souci de l’insécurité. Ce filtre est malgré tout rarement utilisé, la plupart du temps lors du premier voyage. Par la suite, les femmes ont davantage confiance et optent pour des covoiturages mixtes. D'ailleurs, 99,4% des trajets BlaBlaCar sont mixtes.

Récemment, une nouvelle offre de trajet a été mis en place : BlaBlaLines. Elle permet d’effectuer des trajets en covoiturage beaucoup plus courts qu’habituellement. Cette innovation répond à un besoin de décongestionner les routes. En effet, les embouteillages aux heures des migrations pendulaires ne sont pas nouveaux dans les grandes villes. Alors, le covoiturage s’avère être une alternative bien réglée. De plus, 20% des Franciliens ne possèdent pas de voitures. Cette nouvelle offre n’est pas disponible dans la France entière mais à Reims, Toulouse et en Ile de France.

2/ Des investissements en nette hausse

Avec une quatrième levée de fond atteignant 200millions de dollars, BlaBlaCar compte investir dans le développement de l’entreprise dans les pays où celle-ci vient de s’implanter. Aussi, l’entreprise laisse supposer qu’elle pourrait se lancer sur le marché dans deux nouveaux pays. Avec cette nouvelle levée de fond BlaBlaCar devient une des startups les mieux financées d’Europe.

3/ Vers un ralentissement de la croissance ?

En 2011, le site devient payant, en effet, si l’inscription reste gratuite, BlaBlaCar s’autorise à facturer les passagers. Pour se rémunérer, l’entreprise prélève une commission fixe de 0,89 euro et environ 10% du prix du trajet. Cela a permis à l’entreprise de se développer.

Malgré son succès, l’entreprise reste dans un marché concurrentiel, de par les autres sites de covoiturage comme RoulezMalin ou LaRoueVerte mais aussi avec d’autres moyens de transport tel que l’autocar, le train ou l’avion. Enfin, un nouveau concept entre en compétition direct avec le covoiturage : le « camionnage », l’application WeTruck est lancée en 2015 et pratique des prix 15 à 20% moins cher. Le développement des transports low-cost est donc un concurrent direct pour l’entreprise.

La croissance de la « licorne » française (start up valorisée à plus d’un milliard de dollars) ralentit. Cela est dû, d’une part, à la concurrence à laquelle fait face l’entreprise et d’autre part à des réticences des habitants de certains pays où BlaBlaCar s’est implanté. C’est le cas du Royaume-Unis, où les Britanniques sont réfractaires à l’idée de faire confiance à des chauffeurs inconnus. En Allemagne c’est le système de paiement qui déplait, ils préfèrent payer en cash. En Inde, le faible taux de motorisation est un frein au développement de l’entreprise avec 25 millions de véhicules pour 1 milliard d’habitants. La Turquie aussi est un marché problématique pour la start up car, en dehors des saisonniers, on y fait peu de déplacements longue distance. Enfin, s’implanter sur un marché étranger coûte cher, notamment côté publicité. Tout cela explique la baisse des ambitions étrangères de BlaBlaCar.

Conclusion :

Blablacar est une start up du co-voiturage qui sait surfer sur les besoins de la population française, répondre aux nouvelles tendances et qui arrive à supplanter largement ses concurrents … mais qui doit encore s’approprier les mentalités des pays dans lesquels elle cherche à s’implanter pour développer son succès à l’étranger.

Sources :

https://www.blablacar.fr/a-propos/success-story

https://www.blablacar.fr/a-propos/qui-sommes-nous

http://www.kelbillet.com

https://fr.slideshare.net/ICASL3/pp-blablacar-dolet-hilme

https://www.presse-citron.net/blablacar-ne-sest-pas-construit-en-un-jour/

https://www.capital.fr/entreprises-marches/blablacar-en-route-pour-les-bonnes-affaires-1138906

Annexe 1[pic 1]

Comparaison d'un aller simple Paris - Lyon

Mode de transport

Prix minimum

Train

65 €

Avion

135 €

Bus

19 €

Covoiturage BlaBlaCar

30 €

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