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Est-ce que c’est dans la nature de l’être humain d’être méchant à l’égard de ses semblables?

Par   •  8 Mars 2018  •  979 Mots (4 Pages)  •  255 Vues

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les individus. Freud ne voit en l’homme de nature qu’un être égoïste, méchant et ne recherchant que son plaisir personnel, peu importe les conséquences sur autrui. Il n’a aucune prédestination à aider autrui, il cherche même au contraire à lui nuire. L’homme se sert de l’autre pour satisfaire ses propres besoins, l’autre est réduit à l’objectivisation. Contrairement à Rousseau qui affirme que la société pervertit l’homme, Freud croit que celle-ci le fait renoncer à ses pulsions les plus violentes. En effet, la civilisation s’oppose à l’animalité, la barbarie de l’homme aux moyens de systèmes politiques, sociaux ou religieux qui ont pour objectif de réglementer les rapports entre les hommes. En effet, les lois instaurées dans l’état civil aident l’homme de nature à refouler ses pulsions négatives envers autrui. Ainsi, selon les individus acceptant la pensée de Freud, l’homme dans son fondement est un être méchant envers ses semblables.

Comme le pense Rousseau et contrairement à la pensée de Freud, je crois que c’est plutôt la société qui réduit l’homme aux mauvais comportements. D’une part, la propriété privée crée ces malaises. Cette déformation psychologique causée par la propriété privée pousse l’homme à toujours vouloir la reconnaissance des autres. Ainsi, l’homme possède de plus en plus de choses et ces biens matériels en viennent à le définir et lui octroyer du pouvoir. Cette notion de pouvoir crée les conflits entre les individus puisqu’elle apporte l’illusion d’une meilleure vie. Chaque homme est alors dépendant d’un autre, de ce qu’il pense de lui et il devient prisonnier de cet état de pensé. D’autre part, les inégalités gouvernementales, économiques et sociales, en partie engendrées par la propriété privée précédemment citée, poussent l’homme a utiliser différentes méthodes pour assurer son pouvoir sur autrui et ainsi dorer son image comme le lui dicte la société, des méthodes telles que le viol, l’agression et l’exploitation sont utilisées. Si l’homme restait dans son état de nature, c’est-à dire indépendant d’autrui ou de toute propriété, ses besoins seraient satisfaits et les besoins illusoires engendrés par la société seraient réduits à néant. Ces besoins factices ainsi éliminés, les violences soulevées par la société et ces désagréments constitueraient un souvenir passé. En somme, bien que certains actes de l’humanité envers les autres soient déplorables, je crois que l’être humain est plutôt un être fondamentalement bienveillant.

En conséquence de la position que je viens de défendre, j’affirme que l’homme est fondamentalement bon et que les guerres et les violences de toutes sortes seraient le fruit d’hommes hypnotisés par les décadences de la société, tel que les inégalités engendrées par la civilisation et la notion de propriété privée. Faudrait-il ainsi repenser la société, en contrant les inégalités par exemple, pour éviter enfin de telles atrocités?

Bibliographie

Vincent Rowell et al. Philosophie, ensemble 2 : les conceptions philosophiques et l’être humain, Montréal, 1998, Études vivantes, 306 p.

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