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Faut-il combattre ses désirs

Par   •  17 Avril 2018  •  1 017 Mots (5 Pages)  •  119 Vues

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II/ Mais le désir fait de nous des Hommes

1. Un don inné

2. L’accès au bonheur

En effet chez l’Homme, le désir est un sentiment inné. Il prend sa source dans l’imagination, qui est elle-même propre à l’homme. Le désir est l’essence de l’Homme, on ne peut l’annihiler sans modifier profondément l’Être. Le cheminement de la vie elle-même, est le désir de dépassement de soi. Les besoins naturels sont liés aux désirs culturels. C’est-à-dire qu’outre le fait d’avoir besoin de manger, on va rechercher un mode de satisfaction de ce besoin plus élaboré afin de ressentir une plénitude (là aussi une des finalités de l’être humain). Le besoin naturel initiale se confond alors avec le désir culturel (qualité de la nourriture, gastronomie..). Ils sont donc indissociables, comme le sont le corps et l’esprit. L’animal ne se préoccupe pas de la manière dont il va manger sa proie, il se contente de la dévorer afin de survivre. C’est une différence fondamentale de l’Homme par rapport à l’animal. Lorsque nous désirons quelque chose, nous en sommes pleinement conscients. Or, la conscience est une spécificité de l’Homme. On ne peut donc lui enlever ses désirs sans le priver de la conscience qu’il a de lui-même, cela nuirait à son essence ainsi qu’à son bonheur.

Pour certains, la recherche du bonheur consiste effectivement en la satisfaction de tous nos désirs. Le sentiment de plénitude évoqué précédemment est un pas vers le bonheur. Après la satisfaction d’un désir, on se sent comblé, soulagé et bien sûr satisfait. Le bonheur que l’on ressent en est d’autant plus grand que l’Homme à l’impression d’écraser toutes les oppositions à ses désirs. Il en ressort alors un sentiment de puissance qui, une fois de plus, participe au bonheur de l’individu. En accomplissant un désir le sujet se sent en accord avec lui-même, ce qui lui procure un sentiment de satisfaction. A travers ces schémas d’implications, nous en arrivons à dire que donner le libre-cours à nos désirs et nos passions mène donc, a priori, au bonheur.

Nous nous devons de faire le tri entre les désirs qui apportent de la joie et ceux d’où ne sortent que souffrance. Dans un cas l’individu peut se laisser aller et dans l’autre il est de son devoir moral de contrôler son désir. Toutefois, le désir étant inévitable, il vaut mieux le fuir que le combattre, car comme dit précédemment : faire complétement disparaître ses désirs, revient à se suicider inconsciemment. Combattre ou non ses désirs, dépend en fait de la nature de ces mêmes désirs.

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