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RPL2008

Par caro35  •  12 Janvier 2019  •  Cours  •  2 612 Mots (11 Pages)  •  8 Vues

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Introduction

Prendre le virage vert est loin d’être une idée nouvelle pour les entreprises. Souvent, les produits qu’ils vendent ou bien la façon dont ils font la gestion de leur entreprise est à même l’idéologie d’avoir une empreinte écologique. Il n’est plus possible pour les entreprises de faire abstraction de la demande pour ce genre de produits et services respectueux de l’environnement.  Plusieurs entreprises ont saisi les bénéfices de s’afficher « vert ».  Néanmoins, est-ce toujours une implication réelle de la part de l’entreprise qui vante ce courant  ou est-ce simplement un dire ?

Selon Wikipédia : « L’écoblanchiment, aussi nommé greenwashing, est une expression désignant un procédé de marketing ou de relations publiques utilisé par une organisation (entreprise, administration publique nationale ou territoriale, etc.) dans le but de se donner une image écologique responsable. La plupart du temps, l'argent est davantage investi en publicité que pour de réelles actions en faveur de l'environnement et du développement durable. »[1] Ce thème m’interpelle car, il touche directement à la pratique des relations publiques.  Le professionnel en relations publiques doit livrer des messages en promouvant l’organisation et en  maintenant la réputation de l’entreprise et l’opinion favorable. De plus, il a à adapter ses communications en fonction des attentes des différents publics cibles. C’est donc dire que certaines communications du type « greenwashing » pourront induire en erreur le consommateur sur des faux bénéfices environnementaux d’un produit, d’un service ou des pratiques d’une entreprise.  Il peut en relever de l’information mensongère, des affirmations non fondées, de la tromperie et de la mascarade et ainsi créer un véritable enjeu éthique.

Le présent travail  portera sur un dilemme éthique vécu par une professionnelle des relations publiques au cœur du sujet de l’écoblanchiment. Vous aurez la présentation du  problème éthique et ce en quoi ce dernier relève de l’éthique.  Vous pourrez également y parcourir l’analyse des éléments de la situation ainsi que la prise de décision et justification. Vous terminerez la lecture du travail par une conclusion sur ce dilemme.

Formulation du dilemme éthique

Julie est une professionnelle des relations publiques pour la firme RP inc. Elle y travaille depuis plus de 8 ans. Elle accorde beaucoup d’importance au caractère professionnel de la pratique en relations publiques, elle aime qu’il soit reconnu en tout temps. Elle a déjà refusé des projets, elle évalue toujours l’ensemble de la portée du dossier pour s’assurer d’éviter les pratiques non éthiques. Elle a eu récemment le mandat d’organiser la journée porte ouverte d’une petite entreprise québécoise de produits cosmétiques pour bébé qui vantent régulièrement ses produits biologiques et son apport en responsabilité durable. Cette journée sera également le lancement d’un nouveau produit pour bébé qui attirera les familles, le public et les médias. La gestionnaire de l’entreprise lui a demandé de rédiger les  messages à livrer pour chacun des points d’arrêt lors de la visite et ainsi promouvoir les produits portant les « labels biologiques »  lors de cette journée spéciale. Elle a également réclamé que Julie fasse le communiqué de presse pour le nouveau produit de bébé. Pour bien mener son projet à terme, Julie décide de faire d’abord elle-même la visite. Lorsqu’elle rencontre le chimiste, elle apprend que le tout dernier produit, celui qui sera lancé à la journée porte ouverte,  l’huile de douche pour bébé, contient du « phénoxyéthanol ». Le chimiste lui explique qu’il est issu de la distillation du pétrole et qu’il a un potentiel nocif pour  l’humain mais que rien en fait mention sur l’étiquette car, il en contient à peine. Arrivée à la maison, Julie fait une recherche sur internet et y découvre que c’est  un perturbateur endocrinien, une substance chimique qui a « la faculté d’interférer avec les messages hormonaux et de les dérégler. L’exposition à cette substance est associée à de nombreuses pathologies, parmi lesquelles les cancers et les pubertés précoces … »[2] Le lendemain,  Julie décide de rencontrer la gestionnaire pour lui faire part des propos du chimiste et lui dire que qu’elle devra réfléchir à son éventuel retrait sur le mandat. La gestionnaire lui témoigne sa gratitude d’être venue la voir mais, lui assure que ce n’est pas réellement dangereux pour les bébés et que l’huile douche dont l’emballage est aux couleurs vertes est déjà rassurante pour les consommateurs et que l’entreprise a fait ses marques en matière biologique. Après quelques minutes de silence, la gestionnaire  lui offre 5% de commissions pour les ventes de la journée porte ouverte, si elle continue de représenter l’entreprise et qu’elle ne parle pas de cette situation à la firme RP inc.

Julie est dans un réel dilemme : soit qu’elle poursuit son mandat tout en sachant que le produit pourrait être néfaste pour la santé des bébés et qu’il ne répond pas aux normes biologiques. Cependant,  elle aura un bon montant d’argent, qu’elle voit comme un bonus.  Ou bien, elle se retire du mandat et en fait part à son patron de la firme.

J’ai  retenu ce problème parce qu’il arrive souvent que des messages publicitaires, des étiquettes ou des emballages utilisent à mauvais escient l’argument écologique pour faire vendre.  C’est souvent pour faire briller leur image de marque que les entreprises dépensent dans la communication alors que c’est une tromperie. Ce  dilemme relève de l’éthique car, d’abord il s’agit de diffusion d’informations mensongères à l’égard des consommateurs. De plus, l’offre d’un avantage pécuniaire en guise de faveur de garder le silence n’est en soi pas très éthique comme pratique, cela ne démontre pas que la personne à une conscience morale. Il demeure nécessaire pour Julie d’avoir une réflexion approfondie sur les conséquences de son choix.

Analyse des éléments de la situation

Acteurs impliqués et valeurs

Le premier acteur impliqué  est  Julie la professionnelle des relations publiques, par la nature de sa profession, elle prône des valeurs d’intégrité et  d’honnêteté et elle désire avoir une bonne conduite professionnelle dans pratique. Le deuxième acteur est la gestionnaire qui a la réussite à cœur et la performance de son entreprise. Le succès, l’argent sont sans aucun doute les valeurs qu’elle défend.

Liste des faits connus qui aideront à prendre une décision éthique

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