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Fiche d'oral, Je vis je meurs - Louise Labbé

Par   •  8 Novembre 2018  •  1 466 Mots (6 Pages)  •  2 Vues

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L’Amour est une puissance supérieure qui possède une grande influence sur la poétesse, lui faisant perdre la notion du temps et la compréhension de ses sentiments. (Sentiments erronés)

- Le « je » est sujet des verbes de sensations et des états émotionnels de l’auteur « je me brûle » « je vis » « je me noie » puis devient objet « Amour me mène » et « il me remet » -> la poétesse est victime de ses sentiments, elle subit l’amour et c’est lui qui devient acteur.

- Les antithèses reliées par la conjonction de coordination « et » : « je ris et je larmoie » « je me brûle et me noie » etc. marquent les sentiments contradictoires ressentis en même et la passivité de la poétesse qui ne se maîtrise plus. De plus, les propositions juxtaposées entre elles dans les deux premiers quatrains n’ont aucun rapport logique entre elles (parataxe) -> perte de raison de la poétesse

- Elle évoque deux fois le thème de la vie et de la mort « je vis, je meurs » et « je sèche et je verdoie » -> juxtaposées et coordonnées => manque de chronologie -> impression de simultanéité -> confusion car deux actions opposées en même temps + « j’ai chaud extrême en endurant froidure -> le gérondif « en endurant » => simultanéité de deux états antithétiques (chaud et froid) -> même idée

- On remarque une contradiction entre ce qu’elle pense et ce qu’elle ressent réellement « quand je pense avoir plus de douleur » (souffrance) « je me retrouve hors de peine » (bonheur) / « quand je crois ma joie être certaine » (bonheur) « il me remet en mon premier malheur » (souffrance) => illustrent les erreurs de jugement dont elle fait preuve = illusions. Ses croyances sont démenties par la réalité. Son incertitude totale est exprimée par des antithèses entre les subordonnées et les propositions principales (« crois » -> incertitude, doute).

- Les différents rythmes entre les 2 quatrains (rythme haché, beaucoup de monosyllabiques, propositions courtes) et les 2 tercets (rythme plus fluide à cause des hiatus, propositions subordonnées) illustrent également l’état d’esprit de l’auteur profondément confus.

- La poétesse exprime l’idée d’un cycle de l’amour, d’une répétition sans fin (l’amour n’a ni début ni fin) grâce au renversement de situation entre la fin du 1e tercet et la chute : « Il me remet en mon premier malheur » -> adjectif « premier » => retour à l’origine + « re-met »

- Louise Labé a su adapter la forme du sonnet au thème (l’Amour passion qui entraîne le sujet dans un cycle infernal). Mais pas la seule originalité du poème

C_ L’originalité de l’expression amoureuse

Sonnet original -> forme

- Le « je » lyrique désigne l’auteur mais possède également une dimension universelle. En effet, le lecteur peut également s’identifier à travers ce « je ». Tout au long du poème, la poétesse ne mentionne pas qui est l’être aimé et ne donne aucun indice sur la personne. Il n’y a également aucune trace de féminin -> universalité du poème malgré l’expression de sentiments très personnels

- A la première lecture, les deux quatrains ont de quoi surprendre : aucun élément pour comprendre ce qui provoque la souffrance de la poétesse. Les quatrains prennent la forme d’une devinette, forme en vogue au Moyen-Age.

- Si la thématique de l’union des contraires se répète tout au long du sonnet, grande variété de procédés : juxtaposition, coordination, gérondif, adjectif « entremêlé de », double coordination « et trop … et trop … » => éviter monotonie (aussi variations de rythme entre des vers plus courts avec des monosyllabiques et d’autres plus longs)

Conclusion

Dans ce poème, Louise Labé évoque les sensations et les sentiments extrêmes et contradictoires que lui font ressentir la passion amoureuse. En unissant les contraires, en omettant le destinataire de cette passion, la poétesse a su rendre les contradictions du sentiment amoureux de manière à ce que tout lecteur puisse se reconnaître dans le « je ». Elle confère une véritable originalité à son sonnet en adaptant sa forme à son discours.

- Annonce la tendance baroque de l’instabilité, du fluctuant

- Annonce aussi les états passionnels des héros raciniens et leur analyse dans La Princesse de Clèves

- // folie de l’amour médiéval visible aussi avec Tristan ou Yvain ?

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