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Charles Darwin et le darwinisme

Par   •  21 Novembre 2018  •  890 Mots (4 Pages)  •  252 Vues

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Comme ses illustres prédécesseurs Balzac et Flaubert, Zola projette de reproduire le réel. Il adhère au mouvement du réalisme, mais la méthode qu’il adopte est révolutionnaire puisqu’il choisit pour la première fois dans l’histoire de la littérature, d’adopter une démarche scientifique.

Nous pouvons rapprocher l’histoire de l’irrésistible ascension d’Octave Mouret aux dépens des petits commerçants du quartier et la théorie de l’évolution de Darwin, celle de la sélection naturelle en particulier. En effet, Darwin établit que “tous les individus d'une population sont différents les uns des autres. Certains d'entre eux sont mieux adaptés à leur environnement que les autres et ont, de ce fait, de meilleures chances de survivre et de se reproduire. Ces caractéristiques avantageuses sont héritées par les générations suivantes et, avec le temps, deviennent dominantes dans la population […] La sélection naturelle est le mécanisme principal de l'évolution.” Ceci signifie que fatalement les plus faibles sont éliminés et les plus forts survivent.

Le onzième roman d’Emile Zola, “Au Bonheur des Dames” reflète parfaitement cette théorie. En effet, la loi du plus fort est de rigueur : le magasin d’Octave Mouret, établie sur une grande richesse, prend peu à peu de l’importance, tandis que les petits commerces s’effacent les uns après les autres, mourants au profit du Bonheur. On voit ici clairement le lien avec la théorie de la sélection naturelle de Darwin : la sélection naturelle entraîne la survie du plus fort, ici, le magasin de Mouret, et supprime les plus faibles, c’est-à-dire les petits commerces, notamment celui de Baudu, l’oncle de Denise. Zola croit à l’existence de lois en psychologie comme en physique. Il crée donc des personnages qui sont des bonshommes physiologiques évoluant sous l’influence des milieux.

Zola propose alors une vision du monde où l’homme n'est plus qu’un des rouages de la grande machine de l’univers, s’éteignant au profit du plus fort ou survivant en s’adaptant à son milieu.

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