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Annalyse le dormeur du val jacque prévert

Par   •  5 Février 2018  •  1 080 Mots (5 Pages)  •  139 Vues

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antipoétique qui rompt avec le lyrisme : « Quelle connerie ».

Cette violence transparaît également dans les sonorités :

L’allitération en « d » et en « t » des vers 39 à 58 marque l’agressivité du poète, et une forte allitération en « r » dans les quatre derniers vers du poème dénonce la violence de la guerre : « sur Brest », « pourrir », « reste », « rien ».

Prévert exprime ici son dégoût face à l’horreur de la guerre.

B – La métamorphose du paysage

La métaphore de la pluie présente dès les premiers vers subit une métamorphose progressive.

On passe d’une « pluie sage et heureuse » (v. 31) à une « pluie de fer / De feu d’acier de sang » (v.40-41) et enfin « une pluie de deuil terrible et désolée » (v. 49).

La pluie semble ainsi associée au personnage de Barbara : d’abord heureuse comme la jeune femme, elle finit par partager le deuil hypothétique de son amant (« Est-il mort disparu », v. 44).

La métaphore de l‘orage au vers 50 pour représenter les bombardements destructeurs (« Ce n’est même plus l’orage / De fer d’acier de sang » )  laisse place à un paysage ravagé : « tout est abîmé » (v. 48).

C – Progression du poème vers le Néant

On note dans « Barbara » une gradation descendante vers l’anéantissement absolu.

Le poème se termine en effet sur le mot « rien » (v. 58).

Cet anéantissement se traduit également par une déshumanisation progressive.

Dans la comparaison entre les nuages et les chiens, les hommes sont déjà effacés : « des nuages / Qui crèvent comme des chiens » (v. 52-53).

Il n’est plus question d’humains dans les derniers vers, mais uniquement de « chiens qui disparaissent » (v.54)

Même si les soldats sont implicitement comparés aux chiens et aux nuages, le poète suggère que l‘humanité a disparu avec l’apparition de la guerre.

On note d’ailleurs la présence du champ lexical de la disparition : « disparu » (v. 44), « plus » (v.48 et 50),Barbara, Prévert : analyse

Problématiques possibles à l’oral sur « Barbara » :

♦ En quoi ce poème est-il une dénonciation de la guerre ?

♦ Analyser les effets de contraste et de symétrie dans ce poème

♦ Etudiez la progression du poème

♦ Quel rôle joue le souvenir dans ce texte ?

Nous verrons dans ce commentaire que le poème se présente d’abord comme un poème d’amour (I) à travers l’évocation d’un souvenir heureux (II). Pourtant, le texte bascule progressivement vers la guerre et la mort (III).

I – Un poème d’amour

A – Célébration de la femme

Le poème porte le nom d’une femme : Barbara. Le poète célèbre sa beauté, qui passe principalement par le sourire : « souriante » (v. 3), « Tu souriais » (v. 9).

A ce sourire est associé un sentiment de ravissement : « Épanouie » et « ravie » (v. 4 et v. 21).

La beauté de Barbara se caractérise aussi à travers sa gestuelle, marquée par une gradation : « Et tu marchais » (v. 3), « Et tu as couru » (v. 20), « Et tu t’es jetée dans ses bras » (v. 22).

Cet hymne à la beauté féminine se caractérise enfin à travers le contraste entre le paysage pluvieux de Bretagne et labeauté radieuse de la femme, qui illumine ce décor.

B – Une scène de rencontre

On pourrait croire que la rencontre a lieu entre le poète et Barbara, puisqu’il s’adresse directement à elle tout au long du poème à travers une apostrophe familière à la deuxième personne : « Rappelle-toi Barbara » (vers 1, 11, 29).

Le poète évoque leur rencontre au vers 8 : « Et je t’ai croisée rue de Siam », puis l’échange d’un sourire : « Tu souriais / Et moi je souriais de même » (v. 9-10).

On retrouve cette symétrie un peu plus loin, où le poète précise qu’ils ne se connaissent pas : « Toi que je ne connaissais pas / Toi qui ne me connaissais pas » (v. 12-13).

Barbara retrouve en fait son amant. Leur rencontre s’opère dans un cri d’amour : « Et il a crié ton nom / Barbara » (v. 18-19).

Le poète n’est donc que le témoin de cette scène de retrouvailles.

C – La place du poète

Malgré le tutoiement, le poète se place en observateur externe et garde une distance physique avec le couple d’amoureux.

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